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« Légère en août » Les ateliers du Contrepoint et La compagnie des bons à rien

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Ce jeudi 10 juin, nous nous sommes rendus au Dôme de Pontoise pour découvrir «Légère en Août ».
Il s’agit d’une pièce écrite par Denise Bonal en 1974 (alors même que la Loi Veil légalisant l’avortement n’était pas encore votée) qui traite, avec humour, subtilité et véracité de sujets particulièrement forts qui restent encore controversés et actuels : l’avortement et la « gestation pour autrui » mais aussi le pouvoir de l’argent.

 

C’est donc une œuvre aussi difficile que poignante que Les Ateliers du Contrepoint et la Compagnie des bons à rien ont décidé de produire avec une mise en scène simple mais très efficace signée Gabriel Yaker.

Le spectateur est invité à un réel questionnement à travers l’histoire de cinq femmes :

 

Ginette qui passe sont temps à faire le ménage comme pour se nettoyer l’esprit qui a connu déjà deux grossesses. Un personnage un peu étrange, loufoque interprété par Emeline Aelig.

 

Florence qui va se rebeller et tenter d’ouvrir les yeux des autres pensionnaires quand à l’horreur et l’injustice du système mis en place par Mademoiselle. C’est Sophie da Costa qui campe ce personnage intrépide.

 

Solange, la dernière arrivée qui n’a que 21 ans est enceinte de cinq mois après avoir rencontré un jeune étudiant Allemand qui a disparu suite à la réception d’un télégramme, est jouée par Emma Finet.

 

Dominique qui est la seule (jusqu’à son arrivée à l’institut) à vivre avec l’homme dont elle attend un enfant (mais ce dernier n’en veut pas) apparait sous les traits de Flora Giraud.

 

Enfin Minda, une jeune portugaise clandestine partie de chez elle dès l’âge de 12 ans, qui espère longtemps que son Carlos va venir la chercher avec le bébé qu’il acceptera finalement.
Emmanuelle Bouin incarne cette femme déracinée.

 

Chacune a donc son histoire et son expérience et elles n’ont en commun que le fait d’être enceintes. Elles se retrouvent ensemble dans une Institution dirigée d’une main de fer par une certaine Mademoiselle (Monique Yaker) chez qui « le mot affaire sonne terriblement bien ».
Elles veulent soit cacher leur grossesse soit simplement vendre l’enfant à un couple dès la naissance.
Dans tout les cas elles vont devoir vivre en communauté et se plier aux règles très strictes de cette maison (qui telle une famille connait des tensions, des rancœurs…) dans laquelle « il y a beaucoup de sous-entendus » et où la vie s’égraine entre disputes, confidences et rires dans la lourde chaleur d’un mois d’Août.

 

Elles ont surtout toutes signé un contrat selon lequel les enfants qu’elles attendent ne leur appartiennent pas et seront vendus dès la naissance à un couple qui attend contre une coquette somme d’argent puisque « S’il y a vendeurs, c’est qu’il y a acheteur ». 

Bien entendu ce n’est pas si simple et l’histoire tourne au drame lorsque Minda change d’avis et annonce qu’elle souhaite garder son futur enfant quitte à rembourser Mademoiselle. Cette dernière refuse évidemment car c’est un manque à gagner pour elle.

 

L’issue est tragique, brutale mais nous ne la dévoileront pas entièrement ici pour vous laisser le plaisir de la découvrir si vous lisez la pièce ou si vous avez l’occasion, à ne pas manquer, de la voir se jouer. 

En tous cas la version que nous avons vue jeudi soir est une belle réussite.
La preuve c’est qu’elle va se rejouer dès ce jeudi 17 juin au parc aux charrettes à Pontoise à 19h.
Il est même envisagé de la donner à voir dans les lycées en prolongeant la représentation par un débat.
Quand l’art s’invite dans les écoles pour éveiller les consciences et créer un dialogue c’est vraiment « mission accomplie ».
Il y a donc fort à parier que ce projet n’est encore qu’au début de son chemin et nous lui souhaitons tout le succès qu’il mérite.

 

 

Crédit Photos : Maïna Salmon

Tous droits réservés

 

 


16/06/2021


Miss Saigon - Cours Florent comédie musicale

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MISS SAIGON

 

Nous sommes le samedi 12 juin et il fait assez chaud sur Paris encore plus dans la salle où nous accueillent les troisièmes année de la section Comédie Musicale du Cours Florent. Cela contribue peut-être à nous embarquer pour le Vietnam et plus précisément à Saigon...

 

Moins connue du grand publique français que «Les Misérables», cette œuvre signée par le même duo Alain Boublil pour le livret et Claude-Michel Schönberg pour la musique n’en reste pas moins un incontournable.

 

«Miss Saigon» crée en 1989 s’est joué dans le monde entier et a obtenu de nombreuses récompenses.

Plus qu’inspiré de «Madame Butterfly», l’opéra de Puccini, «Miss Saigon» raconte les derniers jours pendant lesquels les américains ont occupé le Vietnam en 1975 à travers l’histoire de la jeune Kim. Cette dernière fraîchement recrutée au Dreamland (qui est tout sauf un lieu de rêve contrairement à ce que pourrait laisser supposer son nom) va faire la rencontre de Chris Scott un GI au moment où il doit quitter le Vietnam. Ils vont tomber éperdument amoureux et de leur unique nuit d’amour naitra un enfant qui constituera un véritable passeport pour l’ingénieur (le patron du Dreamland) qui ne rêve que d’une chose : partir aux Etat-Unis pour vivre son rêve Américain.

 

C’est cette œuvre particulièrement difficile tant sur le plan musical que de l’interprétation que ces jeunes artistes nous présentent encore jusqu’à ce jeudi 17 juin.

Et comme visiblement rien ne fait peur à Alexandre Faitrouni qui les met en scène (assisté de Gaelle Brisse et Laurie Gautrey) avec toute l’imagination et le savoir faire qu’on lui connait, il s’agit même d’une adaptation en français écrite «main dans la main» avec l’auteur Alain Boublil.

 

Lors de la représentation à laquelle nous avons assisté la jeune Kim était jouée dans un premier temps par Iona Cartier puis par Clara Jacinto.

Cela peut paraître surprenant de changer d’interprète en cours de route mais l’une apporte la candeur et la fragilité du personnage au départ tandis que l’autre montre plus de détermination et de force suivant l’évolution du rôle et c’est très bien comme cela.

Maxime Ferrari était particulièrement juste, sincère et investi dans le personnage de Chris qui se voit obligé de retourner dans son pays sans pouvoir emmener Kim avec lui.

Une fois rentré, essayant en vain d’oublier l’épisode vietnamien, il construira sa vie avec Ellen.

C’est Enola Amblard qui se glissait dans la peau de cette épouse particulièrement douce et compréhensive.

 

Ce que nous n’avons pas encore dit c’est que la jeune Kim, avant d’arriver au Dreamland et d’y rencontrer Chris, avait été promise par ses parents à Thuy. Ce dernier une fois qu’il l’a retrouvée tente par tous les moyens de la récupérer. C’est Simon Barat qui jouait le rôle de cet homme se sentant trahi voire humilié. 

 

Chris a pour ami John qui va lui offrir Kim pour leur dernière nuit au Vietnam avant de le pousser à quitter Saigon. John est un agent de la Bui-Doi foundation et à ce titre il délivre un magnifique plaidoyé (pour les enfants nés des unions entre les GI et les femmes aux Vietnam) lors du solo «Bui Doi» brillamment interprété par Théo Apetogbor.

 

Enfin revenons au personnage de l’Ingénieur (qui dirige donc le Dreamland) pour préciser que Geoffrey Parkinson en dégageait toute l’ambiguïté, la mesquinerie et paradoxalement une certaine naïveté nécessaire à ce rôle dans lequel il excelle notamment lors du fameux numéro «The American Dream » que tous ceux qui connaissent «Miss Saigon» attendent impatiemment. 

 

Ce spectacle est particulièrement long.
Il y a d’impressionnantes chorégraphies (signées Clara Belenus, Julien Durand et Costel Surbeck).

Les airs sont particulièrement difficiles (le coaching vocal a été assuré par Sandrine Seubille, Emmanuel Dahl et Dominique Trottein) et ces rôles demandent une énorme force d’interprétation (cet aspect a été pris en charge par Carole Deffit).

 

 

Mais comme si tout cela ne suffisait pas nos jeunes artistes avaient en plus la contrainte du masque pour respecter les règles sanitaires. Nous ne pouvons donc que saluer la grande qualité de ce spectacle qui n’est censé n’être qu’un «travail pédagogique», une «version expérimentale». En tout cas c’était vraiment une expérience à vivre !!!

 

Crédit Photos : Maïna Salmon


16/06/2021


Les misérables cours Florent comédie musicale 3ème année

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On ne présente plus cette œuvre adaptée du roman de Victor Hugo publié en 1862, célèbre dans le monde entier et adaptée à de multiples reprises notamment au cinéma et évidemment en musical par Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil.
Ce dernier n'a pas hésité, malgré son grand âge, à faire le déplacement pour assister à un filage avant de donner son autorisation. 

 

Il y a deux ans, les élèves de la section Comédie Musicale du Cours Florent s’y étaient déjà « frottés » avec une version très surprenante puisque sans décor, sans costume mais surtout sans musique dans le cadre de la restitution d’un atelier d’interprétation.

 

Cette année, les élèves de troisième année ont opté pour le parti pris inverse.

ils présentent actuellement (depuis le 1er juin et jusqu’au vendredi 18) une version beaucoup plus  «réaliste» sonorisée, costumée et avec des praticables qui permettent en un claquement de doigts d’aller de l’usine à la taverne en passant par la chambre de Fantine ou encore par le Tribunal.
C’est une vrai réussite d’une part grâce aux choix qui ont été faits par Alexandre Faitrouni (assisté de Gaëlle Brissée et Lorie Gautrey) pour la mise en scène et d’autre part par le talent et la passion de ses jeunes artistes qui ont été coachés par Sandrine Seubille, Dominique Trottein et Emmanuel Dahl assisté de Blondelle ainsi que de Carole Deffit.
La principale surprise de cette version c’est que quelques tableaux sont chorégraphiées (par Clara Belenus, Costel Surbeck et Julien Durand).

 

Pour revenir aux interprètes il faut savoir que, pour certains rôles, trois cast ont du être constitués puisqu’ils jouent au même moment « Miss Saigon » (que nous avons découvert samedi et dont nous ne manquerons pas de vous parler).
Lors de notre venue ce lundi 7 juin, la distribution était la suivante :


  • Zoé Bauger dans le rôle de Cosette (sa voix juvénile passe particulièrement bien au début quand elle est encore enfant pour « Une Poupée Dans la Vitrine »),
  • Marie Bird dans la peau du petit Gavroche effronté et courageux, 
  • Ivar Malaval pour un Enjolras engagé et poignant,
  • Djena Perussel touchante de désespoir dans le rôle de Fantine
  • Pierre Bouty et Clarisse Laplace avec toute la lâcheté et la mesquinerie nécessaire au couple Thénardier,
  • Juliette Galland dans le rôle de leur fille Éponine éperdument amoureuse d’un Marius aussi déchiré que romantique et incarné par Pierre-Arthur Lemoine
  • Charles Huet pour un Javert étonnant par sa carrure et sa puissance aussi bien physique que vocale alors que dans l’image collective ce personnage est plutôt fin, perfide (un peu « renard »), il est spectaculaire avec toute la complexité de ce rôle,
  • Loïc Suberville incroyable Valjean rempli de puissance et de déchirure.

 

Ces deux derniers se livrent à un véritable combat de titan tant dans l’interprétation que dans la puissance vocale.

 

Certes c’est une œuvre qui de toute façon ne peut pas laisser indifférent surtout dans la période que nous traversons mais on ne ressort pas indemne de la proposition du Cours Florent.

 

C’est donc bien plus qu’un spectacle d’école (au sens noble du terme) auquel nous avons assisté.

Ces jeunes artistes sont déjà sacrément bien armés et il y a fort à parier que nous entendrons très rapidement parler d’eux.

 




Crédit photos : Maïna Salmon
Crédit vidéo ; Broadway à Paris


13/06/2021


Casting West side story

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CASTING

La Fabrique Opera Val de Loire recrute pour la comédie musicale « West Side Story » les rôles solistes de Maria et Tony et uniquement ces deux rôles.

Représentations prévues le 23, 25, 26, 27 mars 2022 au Zénith d'Orléans ET le 30 avril 2022 au M.A.C.H. 36 de Châteauroux

Date des auditions :

Pour le rôle de MARIA : 1er et 2 septembre 2021

Pour le rôle de TONY : 2 et 3 septembre 2021

 

Lieu : Salle de l'Institut à Orléans.

Il vous sera demandé de préparer 2 airs imposés et 1 air de votre choix qui met en valeur votre personnalité.

Répétitions musicales et scéniques à partir du 1er mars 2022.

Des rendez-vous ponctuels supplémentaires (essayages, rencontres avec les lycées partenaires…) peuvent être prévus entre novembre 2021 et mars 2022.

Vous pouvez les contacter en envoyant un email à recrutement@lafabriqueopera-valdeloire.com


09/06/2021


Module Création

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Vous rêvez de monter votre spectacle ou de créer votre compagnie ?
Double D Productions et le Studio David Rozen vous propose le module "Création".
De la production executive (contrats avec théâtre et artistes, prospection tournées et festival à la création artistique (écriture, scénographie, costumerie...), jusqu'a la première représentation, venez vous former et comprendre toutes les étapes vous permettant de passer de votre envie à la réalité.
Parrainé par le producteur David Rebouh.


Plus d'informations : studio.david.rozen@gmail.com


09/06/2021


42 ème Rue au Carreau du Temple

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42E RUE EN CONCERT ET EN PUBLIC

 

Dimanche 23 mai nous avons enfin repris le chemin du Carreau du temple pour assister à l’enregistrement de l’émission 42ème Rue animée par Laurent Vallière et diffusé sur France Musique.

 

Pour ce grand retour, comme on dit «jamais deux sans trois», étaient mis en lumière ces trois spectacles très différents : « Et Dieu créa le Swing », « L’homme de la Mancha » et « Le Malade Imaginaire en la majeur ».

 

« Et Dieu créa le Swing » est interprété par le trio composé de Annabelle Sodi-Thibault, Ita Graffin, Morgane Touzalin-Macabiau (les Swings Cockt’Elles). Elles sont accompagnées au piano par Jonathan Soucasse et mises en scène par Alain Sachs.
Ce dernier a notamment mis en scène «Madame sans Gêne» avec Clémentine Célarié, «La Femme du Boulanger» avec Michel Galabru, «Je m’voyais déjà» (comédie musicale de Laurent Ruquier sur les chansons de Charles Aznavour) ou encore Le Bourgeois Gentilhomme avec Jean-Marie Bigard.
Ici, il nous raconte l’histoire de la femme (et de l’homme) depuis la préhistoire avec un répertoire aussi large que cette période, allant de «L’envie d’aimer» des Dix commandements à «Le zizi» de Pierre Perret en passant par «Femmes je vous aime» de Julien Clerc ou encore «Lady Marmelade», «I’m so exited» etc...
C’est plein de charme et d’humour, ça pétille.

 

« L’homme de la Mancha » est un spectacle autour de «Don Quichotte», le héros légendaire du roman de Cervantes.
L’histoire se passe en prison alors que Cervantès attend son audience.
Cet enfermement peut faire écho et trouver une résonnance particulière au sortir de ces mois de confinements.
"Musical et Cie" a eu la chance d'assister à la première samedi 29 mai et il est clair que c’est une véritable «ode à l’imagination et au lyrisme».
La mise en scène est très contemporaine, sobre, avec peu de décors.
Dans l'emission 42e rue, le comédien et chanteur flamand Filip Jordens nous a interprété «La quête» rendue célèbre par Jacques Brel en 1968 et nous a rappelé que «L’homme qui rêve gagne toujours».

 

Enfin, « Le Malade Imaginaire en la majeur » revient à la Comédie Bastille dès le 12 juin les samedis à 16h.
Il s’agit de l’adaptation en théâtre musicale de cette célèbre pièce de Molière. A son époque cette œuvre comportait des moments de «comédie ballet» qui ne sont plus joués aujourd’hui mais cela montre bien à quel point, même dans les dialogues, cette écriture est musicale.
C’est ce qui a donné à Raphaël Callandreau l’idée et l’envie d’en faire cette version musicale dans laquelle il joue tous les prétendants.
Il est entouré de Cécile Dumoutier, Rosy Pollastro, Arnaud Schmitt et avec Simon Froget-Legendre au piano, ils nous ont offert quelques extraits de cet ouvrage universel, indémodable et farfelu.

 

Comme à chaque fois, l’heure consacrée à cette émission est passée très vite.
Nous en sommes ressortis ravis de ces découvertes et heureux de constater que le spectacle reste bien vivant.
Ces vibrations, ces sensations uniques et éphémères car on ne peut pas les voir en replay (donc on les apprécies sans doute bien davantage), les émotions, le partage c’est dans les salles que ça se passe !!!  



06/06/2021


La putain respectueuse à la Folie Théâtre

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LA PUTAIN RESPECTUEUSE

 

Ce jeudi 3 juin "Musical & Cie" a fait un bon dans le temps et dans l’espace en pénétrant dans la grande salle de La Folie Théâtre pour découvrir «La putain respectueuse».
Cette pièce en un acte et deux tableaux de Jean-Paul Sartre est inspirée d’un fait réel qui s’est déroulé aux Etats-Unis dans les années 40.
Elle a été publiée en 1947 et représentée pour la première fois le 8 novembre 1948 au Théâtre Antoine. D’ailleurs le décors, la musique d’ambiance et les costumes proposés par la Compagnie Strapathella nous immergent directement dans cette époque et le spectateur se retrouve très rapidement au cœur de l’intrigue.

 

Lizzie une jeune prostituée débarquant de New-York assiste dans le train à un viol suivi de l’assassinat d’un homme noir par un blanc.
En ce temps là et qui plus est aux USA «Un nègre a toujours fait quelque chose» il est donc beaucoup simple d’accuser un homme noir. C’est ainsi que cette jeune femme, se trouve mêlée à une sombre affaire, victime de chantage et de manipulation.
C’est Laetitia Lebacq, remarquée notamment dans «La lettre d’une inconnue» (au point d’obtenir le P’tit Molière 2018 pour son interprétation), qui se glisse dans la peau de ce personnage simple, honnête et un peu naïf.
C’est également elle qui signe la mise en scène rythmée et très efficace.

 

Les manigances auxquelles elle doit faire face sont «orchestrées» par le sénateur.
Sénateur interprété par Philippe Godin ( comédien, metteur en scène et Président du Comedia, Théâtre de Lagny sur Marne) qui trouve là un rôle taillé sur mesure pour son autorité naturelle et sa carrure.
Celui ci mettra tout en oeuvre 
pour faire signer une déposition à la jeune femme afin qu’elle dise que c’est l’homme noir qui a tiré et ce pendant qu’une véritable «chasse au nègre» s’organise.

 

L’homme traqué débarque chez Lizzie, lui explique qu’il n’a rien fait et l’implore de le cacher.
Celui-ci est joué par Baudouin Jackson qui, bien que son rôle soit presque muet, nous saisit par la justesse et la puissance de son interprétation.
Ce comédien formé au conservatoire du XVIème a déjà une belle expérience au sein de différentes compagnies et nous livre ici une vraie prouesse.

 

Le dernier personnage : Fred le fils du sénateur travaille "main dans la main" avec son père. Il est interprété par Bertrand Skol.
Ce comédien qui nous vient de Belgique et un habitué de nos articles. Nous vous en avions parlé après l'avoir vu dans «Feu le père de Monsieur» ainsi que dans «Amants à mi-temps».
Ici, loin des rôles comico-burlesques dans lesquels nous le trouvions précédemment, il tient avec beaucoup de crédibilité un rôle plein d’ambigüité aussi sombre, mauvais et menaçant que l’amour qu’il va finalement porter à Lizzie dont il est le client.

 

Évidemment la thématique du racisme est omniprésente et résonne particulièrement fort aujourd'hui (notamment un an après la mort de George Floyd sous les coups d’un policier blanc).
On ne peut aussi que remarquer la dimension féministe de l'œuvre à travers le sort qui est réservé à Lizzie. 

Cette dernière va t’elle céder à la pression ? Va t’elle faire ce faux témoignage ? Pour le découvrir rendez-vous à La Folie Théâtre jusqu’au 20 juin le jeudi à 19h15, le samedi à 18h et le dimanche à 16h30.



06/06/2021


L’homme de La Mancha au Théâtre du Châtelet

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Après des mois d’attente, le Théâtre du Châtelet réouvre ses portes pour vous permettre de rêver à un impossible rêve avec « L’homme de La Mancha » et ce pour 4 REPRÉSENTATIONS EXCEPTIONNELLES !

LES 29, 30 MAI, 5 ET 6 JUIN 2021 À 17H00

 

Apportée auprès du public francophone par Jacques Brel en 1968, cette comédie musicale américaine est un hymne à la liberté. À la poursuite de ses rêves, tandis qu’il attend son procès lors de l’Inquisition, Cervantès s’illumine et incarne son héros. La mise en scène contemporaine où se croisent hip hop et tradition rend hommage au Grand Jacques. 

 

AVEC

Junior Akwety, Nadine Baboy, François Beukelaers, Gwendoline Blondeel, Pierre Derhet, Bertrand Duby , Raphaële Green, Christophe Herrada, Chaib Idrissi, Filip Jordens, Edu Lombardo, Ana Naqe, Enrique Kike Noviello, Emma Posman

 

La chanson “The Impossible Dream / Rêver un impossible rêve” est devenue, dès sa création en 1965, un standard international repris par Frank Sinatra, Elvis Presley, Diana Ross ou Ken Boothe. Son adaptation par Jacques Brel en 1968 en fera un succès francophone interprété par Julien Clerc, Johnny Hallyday, Maurane, Jean Piat ou encore José van Dam.

Jacques Brel aimait tant la comédie musicale de Dale Wasserman, Mitch Leigh et Joe Darion qu’il obtint les droits pour traduire, adapter et interpréter en français ce spectacle autour de Don Quichotte, le héros légendaire de Cervantes, personnage auquel il s’identifiait très fort. 50 ans plus tard la production de Michael De Cock et Junior Mthombeni est une ode à Brel et à Bruxelles, à l’imagination, à la poésie et aux impossibles rêves dont cette époque a tant besoin.

 

Synopsis:

 

En cellule, Cervantès attend son audience devant l’Inquisition. Il présente aux prisonniers sa défense, à la façon une pièce de théâtre, dans un simulacre de procès. Il y incarne Alhonso Quiana, un homme qui a mis de côté sa propre réalité pour devenir Don Quichotte de la Mancha. Aidé par son écuyer Sancho Panza, il tente d’éviter son ennemi mortel, l’Enchanteur. Déterminé à défendre tout ce qui est bon et juste à un moment où les chances sont contre lui, Quichotte s’arme d’un courage sans limite et nous sommes tous obligés de suivre son étoile inaccessible. Rejoignez Don Quichotte alors qu’il poursuit son rêve impossible, celui de poursuivre la belle princesse Dulcinée – et quelques moulins à vent.

 

Production

 

Création originale le 22 Novembre 1965 par Albert Marre au Anta Washington Square Theatre de New York.

Création le 4 octobre 1968 à La Monnaie de Bruxelles.

 




 


11/05/2021


Classe Libre du Cours Florent

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« Into the Woods » est une comédie musicale de Stephen Sondheim et James Lapine qui a notamment été adaptée en film en 2014 avec entre autre Meryl Streep dans le rôle de la sorcière et Johnny Depp dans celui du loup.

 

Il s’agit d’un livret particulièrement difficile à laquelle 10 étudiants de la classe libre comédie musicale du Cours Florent se sont confrontés, sous la houlette d'Alexandre Faitrouni, dans le cadre d’un atelier d’interprétation chantée en version française et a cappella qui plus est !

 

Evidemment sans public extérieur pour les raisons sanitaires que nous connaissons et avec la contrainte des masques noirs (peut-être symboliques), qu’ils ont conservés pendant toute la prestation, ils nous ont proposé vendredi soir (lors d’une session Zoom) pendant presque une demi-heure, un montage d’extraits de cette oeuvre aussi belle que complexe. 

 

C’est également sans costumes ni décors, avec pour seuls instruments leurs voix et «plantés» droits devant leurs micros comme une réponse un peu effrontée face à toutes les interdictions, qu’ils nous ont montré, comme une forme de résistance, que le spectacle vivant doit le rester (les vibrations du live étant Irremplaçables) et que, quitte à devoir s’adapter, rien ne pourra l’arrêter !!! 

Jamais !!!

 

avec : 

Alice de Ferran, Ilona Dilange, Camille Monnin, Maia Girard, Pénélope Beaulieu, Louise Larret, David Dax, Axel Prioton, Vincent Vanhée, Joseph Cange 

 

Si vous aussi vous souhaitez intégrer La Classe Libre Comédie Musicale du Cours Florent qui est en partenariat avec Stage Entertainement à Mogador, sachez qu’elle cherche sa future promotion 

 

Ce cursus privilégié de 540h sur 8 mois se partage entre le Cours Florent Comédie Musicale et le Théâtre Mogador à Paris.

Concours ouvert à tous les candidats entre 17 et 35 ans.

 

Clôture des inscriptions le 18 mai 2021 


10/05/2021


Auditions comédie musicale

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Le Théâtre de la Boussole recherche une comédienne/chanteuse/danseuse pour la création d'un spectacle jeune public.

Tous les détails sur la photo ci dessus.


Rémunération au cachet 83,57€ brut par jour sur l'exploitation.
Répétitions rémunérées.


Envoyer à : casting.mlab@gmail.com
Uniquement si vous pensez correspondre au rôle.


05/05/2021