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Musical


War Horse à la Scène musicale

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Lorsque un spectacle est accueilli avec autant de succès à travers le monde depuis 12 ans et qu’il remporte de nombreux prix dont le Tony Award de la meilleure pièce de Broadway (en 2011) ce n’est pas par hasard. Même Steven Spielberg s’est interressé à War Horse puisqu’il a adapté ce roman de Michael Morpurgo pour le cinéma en 2011.

 

Porté à la scène par Nick Stafford et de la compagnie sud africaine « Handspring Puppet Compagny» ce spectacle arrive enfin à Paris. Tout le spectacle est en anglais mais pour les non-anglophones, les textes sont traduits en français.

 

La mise en scène de Marianne Elliot et Tom Morrisréunit 33 comédiens chanteurs et un accordéoniste. Avec une manipulation d’une précision «chirurgicale», douze marionnettistes donnent vie à des chevaux en rotin, en cuir et en aluminium. Leur réalisme est saisissant. Si l’illusion fonctionne aussi bien c’est aussi également grâce aux projections et aux lumières qui subliment tout. N’oublions pas non plus les voix, notamment le travail des chœurs, et la bande son totalement au service de l’histoire. 

 

Celle-ci débute en 1912, à l’aube de la première guerre mondiale, dans le Devon. Ted, déjà sur-endetté achète aux enchères un cheval qui sera appelé Joey. Sa femme n’accepte de le garder qu’à la condition que celui-ci soit vendu lorsqu’il aura grandi. En attendant, c’est Albert (leur fils) qui va s’en occuper. Ce dernier va relever le défit et faire de Joey un excellent cheval de labour. Une magnifique relation va naître entre le jeune homme et son cheval. Mais malgré tout, afin de rembourser ses dettes, Ted (le père de famille) va vendre le cheval en cachette à la cavalerie . 

 

Albert n’a pas encore l’âge pour partir à la guerre qui s’est déclarée entre temps. Il devrait rester à la ferme avec ses parents. Mais c’est sans compter sur soncourage, sa détermination et sa bravoure. Il va entreprendre une mission périlleuse : partir à la recherche de Joey !

 

Parviendront-ils à se retrouver ? Vous pouvez le découvrir jusqu’au 29 décembre à la Seine Musicale.

 

Un chef d’œuvre hautement poétique à ne pas rater pourterminer l’année en famille.

 

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La Seine Musicale –  Île Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt

 

ACCÈS : 

Métro ligne 9 Station Pont de Sèvres (terminus). Sortie numéro 1 (emprunter le Quai Georges Gorse puis le Pont Renault)

T2 : Stations Brimborion ou Musée de Sèvres, puis emprunter la passerelle

Bus : 160 - 169 - 171 - 179 - 279 - 291 - 389 - 429 - 467 Station Pont de Sèvres

 

SITE OFFICIEL : www.warhorse-spectacle.fr

 

 

 

 



 

 

 

 


27/12/2019


Une femme se déplace

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UNE FEMME SE DEPLACE

 

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir remonter le temps pour apporter quelques modifications et ainsi changer le cours de sa vie ou encore d’aller faire un tour dans le futur pour voir un peu ce qui nous y attend ? 

Ce pouvoir est donné à Georgia, le personnage principale de cette œuvre pour le moins originale, surprenante et très contemporaine notamment dans sa mise en scène.

 

Georgia est interprétée par Ludmilla Dabo. Issue du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, cette dernière a participé à la fondation de la Compagnie JTLE (Jeune Théâtre Laboratoire Européen) et au collectif Volcano Song.

Elle a notamment mis en scène «Le Jugement dernier» et un spectacle jeune public : «L’Enfant d’or et l’Enfant d’argent».

Actuellement, on peut aussi la voir dans «Portrait de Ludmilla en Nina Simone» au Théâtre de la ville - Les Abbesses.

 

Mais revenons à Georgia. C’est une trentenaire accomplie, mariée, avec des enfants, aimant son métier d’enseignante et à qui la vie semble sourire jusqu’à ce déjeuner dans un étrange restaurant avec une rencontre toute aussi bizarre : celle d’Iris (Elise Caron, victoire du jazz en 2010 qui s’est également illustrée dans la chanson pour enfants et sur grand écran).

S’agit-il d’une sorte d’ange gardien ou d’une odieuse manipulatrice ?

Toujours est-il que les «flash back» vont se succéder et qu’«Une femme se déplace» dans le temps.

De la mère qui ne gère absolument rien, à la rencontre avec celui qui «dit oui à tout», en passant par l’amie qui est «toujours à contre-temps», nous parcourons les moments clés de la vie de Georgia.

 

Cela se passe presque toujours en musique (on devine par moments les 4 musiciens jouant en live grâce à un subtile effet de transparence), parfois en chanson mais toujours avec un texte fort, plein d’humour et de sensibilité dressant un tableau à la fois sombre et amusé de notre société.

 

En tout, ce sont onze comédiens qui sont réunis et (mises à par Ludmilla Dabo et Elise Caron qui sont omniprésentes) ils interprètent tous plusieurs rôles passant de l’un à l’autre dans un rythme effréné.

 

La danse trouve aussi régulièrement sa place dans des moments déterminants (comme la saisie des huissiers par exemples) ce qui permet de jouer encore davantage avec la temporalité et d’exprimer les sentiments de différentes manières.

 

Qu’est-ce que Georgia va décider de faire de son pouvoir ? Comment va t-elle l’utiliser ? Pour le savoir rendez-vous au Théâtre des Abbesses jusqu’au 21 décembre.

En attendant, n’oubliez pas : «Le futur, ce n’est pas comme le passé, ce n’est jamais deux fois pareil»

 

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De David Lescot

Chorégraphie : Glyslein Lefever

Mise en scène : David Lescot

Musiciens : Anthony Capelli (batterie), Fabien Moryoussef (claviers), Philippe Thibault (basse) et Ronan Yvon (guitare)

Avec : Candice Bouchet, Elise Caron, Pauline Collin, Ludmila Dabo, Marie Desgranges, Matthias Girbig, Alix Kuentz, Emma Liégeois, Yannick Morzelle, Antoine Sarrazin et Jacques Verzier.

 


21/12/2019


Lecture : James , L'histoire inédite du Capitaine Crochet

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Tout le monde connaît les personnages de Peter Pan, du Capitaine Crochet et de la fée Clochette rendus célèbres dans le monde entier notamment par les Studios Disney en 1953.
En réalité, ce fut d’abord un roman créé par l'auteur écossais James Matthew Barrie en 1902.
Il a bien entendu connu de nombreuses adaptations au théâtre, au cinéma et même en bande dessinées. 

Mais vous êtes vous déjà demandé pourquoi et comment Peter Pan ainsi que le capitaine Crochet sont devenus ce qu’ils sont ?

Nous avons eu quelques réponses à ces questions ce jeudi 12 décembre au théâtre Michel lors de la lecture de «James - l’histoire inédite du capitaine Crochet».
Mais nous ne dévoilerons rien ici.

Tout ce que nous pouvons déjà dire, c’est que même si les musiques (à la fois féeriques, modernes et rythmées) de Thierry Boulanger ne sont pas encore toutes composées (ce qui fait que quelques chansons devaient être «dites») et que les comédiens avaient encore le livret à la main, la magie opère dores et déjà !

 

Les didascalies étaient lues par Stéphanie Caillol et l’histoire imaginée par Sébastien Savin et Florence Trinca, nous était narrée par David Alexis.

Ce dernier ne se contente pas de raconter l’histoire, ce qui «sert à garder son innocence», il s'immisce dedans...

 

Cette version est aussi inattendue que drôle puisque derrière la féerie et un humour irrésistible on aborde (avec plusieurs niveaux de lecture qui combleront toute la famille) les thèmes de l’âge, de la mort et du deuil, du temps qui passe (ou pas...) ou encore des relations hommes/femmes.

 

Pour cela Sébastien Savin et Florence Trinca voulaient «un cast de dingues» et ils l’ont réuni !

 

Cédric Chupin s’est formé à la fois au chant et à la danse dès l’âge de 12 ans ce qui lui a permis d’intégrer des projets tels que «Cats» au théâtre Mogador ou «Roméo et Juliette» de Gérard Presgurvic. En attendant d’endosser le rôle de James et de «devenir celui qu’enfant (il) aurait tant détesté», il est Uruvela dans «Siddharta - l’Opéra Rock» dont nous vous avons parlé dernièrement.

 

Solen Shawen,mène actuellement la revue de Kamel Ouali au Paradis Latin.

Préalablement vous l’avez peut-être vue dans «Le soldat rose», «Les Dix Commandements», «Peppa Pig - le grand splash» ou encore «Le voyage extraordinaire de Jules Verne».

Son espièglerie, son dynamisme et son groove font d’elle une Clochette pleine de surprise.

 

Vivien Letarnec, principalement danseur, faisait notamment partie de l’ensemble dans «Chicago le musical» et il fera Mouche (dans tous les sens du terme !)

 

Gaëlle Pauly, qui s’est illustrée dans de grandes productions telles que «Mamma Mia!», «La belle et la bête», «Peau d’âne» ou encore «Dirty Dancing», sera Mary.

 

L’ensemble est constitué de Manon Bartoletti, Nicolas Toussaint, Thomas Bernier, Eka et Antonino Grasso.

 

Chez Musical&Cie nous avons été conquis et nous sommes plus qu’impatients de découvrir le spectacle avec les costumes de Jef Castaing, les chorégraphies d’Anthony Despras et les décors ainsi que la scénographie de Bernard Fau.

 

Peut-être que cette fois Clochette pourrait accélérer le temps ?



Sébastien Savin : Auteur
Florence Trinca : Auteure
Thierry Boulanger: Compositeur, orchestrateur et directeur musical
Anthony Despras: Chorégraphe
Jef Castaing: Créateur des costumes
Bernard Fau: Scénographe et décorateur

Artistes : David Alexis, Cédric Chupin Solen Shawen Vivien Letarnec Gaëlle Pauly 

Thomas Bernier Manon Bartoletti Eka Antonino Grasso et Nicolas Toussaint

 

 



15/12/2019


In short à l'Auguste Théâtre

 

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On ne peut pas parler de ce spectacle (qui est défini comme «la comédie musicale déjantée») sans parler de Sophie Faguin.
Elle en est l’auteur, l’a mis en scène et joue le rôle principale (celui d’une jeune femme qui à travers son histoire et ses rencontres nous parle, le plus souvent en chanson, d’amour).
Après s’être formée au sein du Studio International elle a rapidement enchaîné les contrats.
Ainsi on a pu la voir dans « Le reflet de Peter Pan », « Au secours, le Prince Aubert a disparu », «There’s nothing rougher than love », « Aladin, faites un vœu » ou encore « Mickey et le magicien » et bien d’autres concerts/événements.

 «In short» est né en 2015. 

Il a évolué au fils des années et pour cela Sophie Faguin s’est entourée de différents artistes pour endosser les trois autres rôles.

 Le soir où nous avons découvert «In short», elle était entourée de :

 

 - Clara Poirieux ("Alice au-delà des différences", "La belle au bois dormant, que veillent les fées", «Roméo et Juliette») qui incarne la copine d’enfance d’un optimisme à toute épreuve prête à tout ou presque pour sortir son amie Sophie du célibat, 

 

- Christopher Delarue («Chevalier Farceur», «Alice, au-delà des différences», «Arlequin et la danseuse», «Le pirate et la poupée», «Oliver Twist, le musical», «Joseph») le colocataire qui est peut-être un peu plus que ça...

 

- Le canadien Thomas Boutilier («Frozen Sing Along» à Disneyland Paris, «Kiss Me Kate» au Théâtre du Châtelet, «Wonderful Town» à l’opéra de Toulon ou encore prochainement dans «South Pacific») le barman si charismatique.

 Ce qu’on ne vous a pas encore dit, c’est qu’«In short» est chanté avec, pour seul accompagnement, un piano..!

Lors de notre venue c’était Shay Alon (il alterne avec John Florencio) qui jouait.

Riche de nombreuses expériences à l’étranger il s’est installé à Paris en 2011 où il a travaillé sur de nombreux spectacles tels que «Avenue Q», «La petite fille aux allumettes», «Aladin, faites un vœu' le Musical»,ou encore «Oliver Twist».  

Comme le laisse présager le titre «In short», les amours contrariés de Sophie nous sont relatées à travers des chansons en anglais. 

Pas besoin d'être bilingue; L’histoire est simple et les comédiens qui possèdent de magnifiques voix sont tellement expressifs que la compréhension des chansons coule de source.
Les dialogues sont par contre en français.

 

Un spectacle tout en rythme, très punchy où l’humour se mêle à quelques «séquences émotion».

A (re)découvrir demain, lundi 16 décembre, à l’Auguste Théâtre à 19h30.
Mais ce sera la dernière date pour le moment alors réservez VITE vos places avec le lien ci-dessous avant qu'il n'y ait plus de place.
 

https://www.billetreduc.com/evtBook.htm?&idevt=250004&dh=2019-12-10+19%3A30&fbclid=IwAR0jIPOBRFTUdLnpvE1LMT9BjAxc8iJneOK3IlM4YNklW5pu3OrZWfZLKiQ#t=submenu

Auteur : 
Sophie Faguin 
Artistes : Sophie Faguin, Thomas Boutilier, Clara Poirieux, Christopher Delarue et Shay Alon
Metteur en scène : Sophie Faguin 


15/12/2019


" Un violon sur le toit " à l'Opéra National du Rhin

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Le dimanche 6 octobre dernier nous étions au Carreau du Temple pour l’enregistrement en public de l’émission «42ème Rue» diffusée sur France Musique et présentée par Laurent Vallière.
Ce dernier recevait ce jour là une partie de la troupe de la nouvelle production de la comédie musicale
« Un violon sur le toit ».
Pour les 7 chanteurs qui se produisaient, il s’agissait véritablement d’une « prise de rôle » puisqu’ils n’avaient pas encore rencontré le metteur en scène : Barrie Kosky.

Créé à Broadway en 1964, cet ouvrage incontournable est clairement inspirée de la pièce de théâtre écrite par Cholem Aleikhem (un auteur ukrainien de langue yiddish né en 1859 en Russie et mort à New-York en 1916) et plus particulièrement de son personnage Tevye le laitier.
Comme sur le tableau « Le violoniste bleu » de Marc Chagall, il tente de trouver l’équilibre entre tradition et évolution pour élever ses enfants.

Issu de la collaboration entre le compositeur Jerry Bock, le parolier Sheldon Harnick et le metteur en scène/chorégraphe Jerome Robbins, ce célèbre musical aux multiple Tony Awards a été traduit dans différentes langues et joué dans plusieurs pays.
En France, il a été monté au théâtre Marigny en 1969, au Comédia en 2005 et au Casino de Paris en 2006.

Cette fois c’est à l'Opéra national du Rhin qu’il se joue jusqu’au 17 décembre sur une idée d’Eva kleinitz (devenue Directrice de cet établissement en 2016 succédant à Marc Clémeur) qui nous a quitté le 30 mai dernier.

Lors de sa création, cette nouvelle production de l’ONR et du Komische a remporté un vif succès à Berlin.
Elle très épurée et assume sa modernité dès le début du spectacle avec cet adolescent qui entre en scène sur une trottinette, en écoutant de la musique dans un casque et ce avant de prendre son violon dans un placard.
Au moment où il commence à jouer, surgit Tevye qui n’est autre que son arrière arrière grand père.
Celui-ci va lui conter l’histoire à la fois tragique et comique de sa famille.

Nous voilà donc en Russie, avant que la révolution de 1917 n’éclate, dans le petit village d’Anatevska.


C’est Olivier Breitman qui joue le rôle de Tevye.
Un homme oscillant entre la coutume, la tradition et le bonheur de ses enfants.
C'est sur ce pilier de famille que le spectacle repose.
Une chose est indéniable, Olivier Breitman est exceptionnel. 

Exécutant la partition à la note près, Jasmine Roy (qu’on ne présente plus dans le monde la comédie musicale) incarne une Golde aussi rustre que touchante avec une grande force de caractère.
Il s’agit de l’épouse de Tevye, la mère de leurs cinq filles.

L’ainée, Tzeitel (Neima Naouri), est tombée amoureuse du pauvre tailleur Motel (Alexandre Faitrouni) alors qu’elle était promise à un riche boucher. 

La seconde, Hodel (Marie Oppert) s’est éprise du révolutionnaire Perchik (Sinan Bertrand).
Tevye va finalement accepter qu’elles fassent des mariages d’amour.

Mais lorsque la troisième : Chava (Anais Yvos) décide d’épouser Fyedka (Bart Aerts), un chrétien (orthodoxe), s'en est trop pour Tevye et il refuse cet union.
Chava prendra la décision de se marier en cachette et de s’évader.

On touche donc ici à la tradition des mariages arrangés qui subsiste hélas encore au 21ème siècle dans certaines régions du monde.
Mais à travers l’histoire de cette famille et de ce village, c’est aussi l’Histoire qui nous est rappelée. Notamment celle des populations obligées de fuir leurs terres, leurs racines face à l’oppression.
Ici il est question du peuple juif mais on sait bien qu’encore aujourd’hui l’exode est parfois la seule solution et que l’antisémitisme reste encore bien présent.
D’ailleurs le minimalisme des décors donne un aspect tout à fait intemporel aux événements.

 

La beauté de l’ouvrage et la qualité du spectacle n’effacent pas mais servent la gravité et l’actualité du propos.
Ainsi , derrière les chorégraphies magistralement exécutées par les douze danseurs qui font partie intégrante de l’histoire (nous retiendrons notamment la danse des bouteilles), la beauté des voix ( avec entre autre la fameuse note tenue avec brio par Bart Aerts), la justesse de l’interprétation et la féerie de la neige qui tombant avec une intensité évoluant au fil de l’intrigue, ce sont toutes ces questions qui tombent comme des flocons sur les 92 artistes en scène.
Un retour triomphant pour Monsieur Barrie Kosky à l'Opéra National du Rhin.

Si par malheur vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer à Strasbourg d’ici le 17 décembre, vous pouvez toujours vous consoler avec le film de Norman Jewison sortit en 1971.
Mais sachez que des représentations sont également prévues à la filature de Mulhouse le vendredi 10 janvier 2020 à 20h et le dimanche 12 janvier 2020 à 15h.

Un bon moyen de commencer l'année !!!

 

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Mise en scène : Barrie Kosky
Musique : Jerry Bock

Paroles : Sheldon Harnick

Adaptation française : Stéphane Laporte

Avec les chanteurs : Olivier Breitman, Jasmine Roy, Alexandre Faitrouni, Marie Oppert, Neima Naouri, Sinan Bertrand, Anaïs Yvoz
Crédit photos : Klara Beck


Opéra - Strasbourg
67000 Strasbourg
OSM - Orchestre Symphonique de Mulhouse
Opéra national du Rhin - OnR
Renseignements :
03 68 98 51 80
opera@onr.fr
www.operanationaldurhin.eu/fr

Horaires :
Vendredi 6 Décembre 2019 à 20h, Dimanche 8 Décembre 2019 à 15h, Mardi 10 Décembre 2019 à 20h, Mercredi 11 Décembre 2019 à 20h, Vendredi 13 Décembre 2019 à 20h, Samedi 14 Décembre 2019 à 20h, Dimanche 15 Décembre 2019 à 15h et Mardi 17 Décembre 2019 à 20h

Tarifs :
De 6 à 90€

Inscription, billetterie ou réservation :
https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2019-2020/opera/fiddler-on-the-roof

 

La Filature - Mulhouse

68100 Mulhouse
OSM - Orchestre Symphonique de Mulhouse
Opéra national du Rhin - OnR
Renseignements :
03 68 98 51 80
opera@onr.fr
www.operanationaldurhin.eu

Horaires :
Vendredi 10 Janvier 2020 à 20h et Dimanche 12 Janvier 2020 à 15h

Tarifs :
De 6 à 90€

Inscription, billetterie ou réservation :
https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2019-2020/opera/fiddler-on-the-roof



11/12/2019


Siddharta l'Opéra Rock

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Il y a quelques mois nous avons été à la rencontre d’Inca qui nous avait accordé une interview exclusive et ce juste avant que toute la troupe ne parte en résidence à Saint-Omer.

Le jeudi 28 novembre au soir, c’est avec Bouddha que nous avons eu rendez-vous 

En effet, les quelques mois qui se sont écoulés lui ont permis de prendre toute l’ampleur de ce personnage devenu un symbole mais dont l’histoire reste assez méconnue.
Elle est pourtant universelle et intemporelle d’une certaine manière avec cette quête de spiritualité loin des chemins tracés d’avance...

L’idée de consacrer un spectacle à cet homme qui a vécu il a 2500 ans et de «dépoussiérer» une des statuts les plus célèbres du monde entier est à la fois surprenante et naturelle.

Précisons tout de suite qu’il s’agit d’un «opéra Rock» et non d’une comédie musicale.
Du coup «l’acting» n’est pas dominant et la danse n’a que très peu de place (ce qui est vraiment dommage car certaines des musiques se prêteraient à de magnifiques chorégraphies).

Ceci dit, il y a tout de même 8 acrobates «comédiens d’action».
Mais ils n’interviennent presque pas (ou en fond de scène) durant toute la première moitié du show et c’est vraiment dommage.
Heureusement ils sont plus présents dans la seconde partie et apportent la dose de mouvement qu’appellent les musiques de David Clément-Bayard.

C’est ce dernier qui est à l’origine de ce beau projet.
Il a écrit le livret et composé les musiques.
Mais ce n’est pas tout !
Il interprète également le rôle du cousin jaloux : Devaddatta.

En tout ce spectacle réunit vingt-quatre chanteurs venus de divers horizons mais ayant au moins un point commun : Des voix magnifiques et le souhait de donner le meilleur d’eux-même pour nourrir leurs personnages et servir cette énorme machinerie. 

Pour se faire, ils évoluent dans les somptueux décors de Poly 3D et d’Alexandre Ghidini et revêtent les magnifiques costumes confectionnés par Magda Hadnagy (qui a également pris en charge la mise en scène et la scénographie) et Narkis Fashion.
Ils sont aussi sublimés par les lumières de Roque Segovia.

Et comme le dit Siddharta «Soit vous éclairez soit vous n’éclairez pas, c’est aussi simple. Il n’y a que ça »

Finalement on nous délivre un message de paix et d’amour qui ne fait certainement pas de mal par les temps qui courent... et ça se passe au Dôme de Paris jusqu’au 5 janvier 2020.

Au Dôme de Paris - Palais des Sports
34 Boulevard Victor, 75015 Paris

Jusqu'au 5 janvier 2020

Mise en scène : Magda Hadnagy
Livret, paroles et musiques : David Clément-Bayard
Production exécutive : Philippe Barreau
Arrangements : Igor Bolender
Production album : Fred Juarez

Avec : Inca, Benoît Valliccioni, Kaël, Sebastiao Saramago, Célia de la Fontaine, Mélissa Forton, Cédric Chupin, Meddy Saidi, Julien Arcuri, Axel Hirsoux, Amy Lerie, Océane Berland, David Clément-Bayard, Sébastien Duchange, Pierre Etienne, Steve Setiano, Aurel Fabregues, Yassine Aylann, Sébastien Delors, Camille Millian, Yara Kasti, Morgane Benzahra, Eline Dupraz, Jessica Gabrielle et Laetitia Kullean

 

 


08/12/2019


Le cirque de Paname - Le monde de Jaleya

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Parfois on peut se passer des mots ou bien du texte (voire même de l’histoire...).
Dans ce cas (ou lorsque ces éléments ne suffisent pas ou plus), le langage du corps, la danse, les acrobaties, le jeu, la musique ou encore les lumières, les projections prennent la relève.
C’est précisément ce qui se produit dans « Le monde Jaleya ».

En juin dernier, nous avions eu la chance d’assister à la soirée de lancement de cet ambitieux projet tout à fait inédit et immersif.
Nous vous l’avions présenté à l’époque et il s’annonçait déjà comme titanesque.
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il remplit largement ses promesses.

Nous avons donc suivi Oliver (et tout est vraiment fait pour que le spectateur ait le sentiment de l’accompagner), interprété par Alexandre Faitrouni (« La belle et la bête », « Hansel et Gretel », « Love Circus », « 31 » et en ce moment sur la scène de l'Opéra du Rhin dans "Un violon sur le toit"), dans la découverte de cet univers coloré, mystérieux, empli de poésie et de magie.

Dame nature y est représentée sous toutes ses formes : le feu, l’air, l’eau et la terre avec un arbre comme fil conducteur.
Autour de ce dernier, les tableaux se succèdent avec une impressionnante fluidité.
Les techniciens plateau se glissent en toute discrétion parmi les surprenantes créatures.

Mais ne cherchez pas de vrais animaux ici. Il n’y en a pas et c’est très bien comme ça !
De nombreuses disciplines trouvent leur place.

A la danse succèdent des numéros de cirque contemporain.
Mais il y a aussi une dimension théâtrale et la musique est omniprésente (les musiciens sont en live, en fond de scène).
Le chant s’invite également avec Tatiana Matre (« Footloose », « 1789 les amants de la bastille », « Mistinguett », « Le voyage extraordinaire de Jules Verne », « Peppa Pig », « Emilie Jolie ») et Ayvin (un auteur-compositeur aux influences pop).

A l’image de cette contorsionniste suspendue dans une sphère, on offre aux spectateurs une parenthèse enchantée dans une bulle de rêverie. 

Mais attention, le show est très loin d’être soporifique !
Les chorégraphies, millimétrées, sont très dynamiques parfois même « tribales » et impressionnantes. Les musiques sont tour à tour envoûtantes puis entraînantes et nous aurions du mal à croire que vous n’aurez pas envie de danser, vous aussi, par moment.

En attendant, nous vous laissons admirer les magnifiques costumes, maquillages et éclairages qui habillent cette création à la dimension exceptionnelle dans notre galerie de photos.

Ici aussi les mots trouvent leurs limites car plus qu’un spectacle, «le monde de Jaleya» est une expérience à vivre.
Vous avez donc jusqu’au 23 février 2020 pour vous rendre à l’Hippodrome Paris Longchamp et pénétrer dans ce monde pour le moins étrange, féerique et tout à fait unique.

 

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Auteur et metteur en scène : Ludovic Marcato
Musiques : Anthony Giordano et John Dada
Chanteurs interprètes : Tatiana Matre et Ayvin
Conception sonore : Arnaud Bayssat et Greg Carlet
Chorégraphies : Julia Spiesser et Nicolas Huchard
Conception des numéros acrobatiques : Yoann Benhamou et Julien Seijo
Assistant mise en scène et chorégraphie : Skorpion
Conception Lumière : Romain Labat
Conception Video Mapping : Albin Rosa et Thomas Besson
Designer costumes : Pepe Muñoz
Coiffures et perruques : Audrey Borca et Raphaël Perrier
Make-up designer : Julie Hugues



08/12/2019


Rimbaud - Verlaine Théâtre musical au Théâtre du Gymnase

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" Un poète porte en lui son œuvre et elle jaillit sous une forme ou une autre quelque soit le décors »…


On ne présente plus l’incarnation de la bohème : Arthur Rimbaud ni son amant Paul Verlaine qui nous ont laissé en héritage parmi les plus beaux poèmes de la langue française.
Pierre Cardin leur consacre, au théâtre du Gymnase jusqu’au 19 janvier 2020, une pièce de théâtre musicale sobrement intitulé « Rimbaud Verlaine ».


Quand on entre dans la salle on a l’impression d’assister à la fin d’une répétition.
Une danseuse semble travailler sa chorégraphie puis quelques personnes vont et viennent sur le plateau.
Cette danseuse, c’est Pascale Moe Bruderer (formée notamment à la Royal Ballet School de Londres) et rapidement on comprendra qu’elle symbolise « la fée verte » (le côté très contemporain des chorégraphie qu’elle exécutent contribue fortement à l’aspect moderne général du spectacle).
Puis, progressivement, les lumières de la salle s’éteignent pour laisser place à un spectacle aussi puissant que surprenant habillé avec de magnifiques projections.


Sous nos yeux vont se dérouler la rencontre, les disputes et les amours tumultueuses qui ont scandalisés la bourgeoisie chez qui « la seule chose qui brille c’est leur argenterie » à la fin du 19ème siècle.

Ainsi Verlaine, le « poète bourgeois », a été choisi par Rimbaud.
Il va se retrouver tiraillé entre la maison familiale avec la vie à laquelle il s’était résolu et « le temple de la fée verte ».
Incapable de choisir entre « le tigre ou le gentil chien-chien » ou entre « le costume sage et l’appétit de fauve ».
Stépan Roche, également l’auteur et le metteur en scène, nous fait ressentir tout ce déchirement.
Son écriture est aussi soignée que le sujet le mérite, c’est dire !


Eric Jetner (« Cabaret », « Entrée d’Artistes », « Attention Mesdames et Messieurs », « Swinging fantasy », « The Voice, saison 7 ») donne à Rimbaud toute la puissance et la sauvagerie à cet être
« intelligemment insolent » prêt à tout pour garder à ses côtés celui qu’il considère comme le meilleur poète après lui.
Mais personne ne peut suivre cet homme « déréglé » dont l’absinthe est à la fois source d’inspiration et de destruction.


Si Mathilde Mauté, la femme de Verlaine, ne parvient pas empêcher la chute inéluctable de son époux ; le rôle permet à Marion Cador («Un toit pour 3 », « Kid Manoir 1 » et «Kid Manoir 2» , « Jack, l'éventreur de Whitechapel », « Les aventures de Tom Sawyer ») de déployer l’étendue de sa magnifique voix et la justesse de son jeu.

Quant à Eleonore Beaulieu (« Magic Story », « La vie en bleu », « Roméo & Juliette ») elle campe tour à tour la mère de Rimbaud et Stéphanie celle de Verlaine.
Elle a toute la maturité nécessaire pour ces personnages.


Enfin, Henri De Vasselot incarne lui aussi avec une justesse implacable, deux personnages : le pelletier et le juge qui condamnera Rimbaud à une peine de deux ans, alors même que la plainte a été retirée,  non pas pour un coup de révolver mais bel et bien pour ses mœurs.

De toute cette histoire, nous pourrons retenir "qu'être poète, ça ne s'explique pas, ça se chemine".
Et nous ne pouvons que vous encourager à prendre le chemin du Théâtre du Gymnase avant le 24 novembre les jeudi, vendredi et samedi à 19h ou le dimanche à 16h30."


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Artistes : Eric Jetner, Stéphan Roche, Eléonore Beaulieu, Marion Cador, Henri De Vasselot, Pascale Moe Bruderer

Écrit et Mise en scène : Stéphane Roche

Musique : Daniele Martini

Scénographie : Rodrigo Basilicati Cardin

Chorégraphie : Pascale Moe Bruderer


19/11/2019


Audition Starmania

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12/11/2019


Les Swinging Poules au Théâtre Essaïon

Les Swinging poules au Théâtre Essaïon


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Vous ne le saviez peut-être pas mais Musical & Cie est une équipe exclusivement féminine.
Alors forcément, un spectacle joué par des femmes et qui parle des femmes, ça nous a immédiatement intéressées !
Nous avons donc assisté à la représentation des swinging poules du mercredi 16 octobre au Théâtre de l’Essaion.


« Les swinging poules » est un trio féminin crée en 2012 et qui reprend avec un humour irrésistible des airs des années 50/60 mais aussi certains titres un peu plus récents dont nous réservons le secret.
Ce trio de choc est composé de :


Florence Andrieu qui a crée les « Swinging Poules » après s’être illustrée dans des opérettes, des opéras et des comédies musicales.
Elle est également co-auteure de « L’envers du décors » et du « Le Crime de l’orpheline ».
Elle a aussi crée un seul en scène intitulé « Pas vue, pas connue ».
C’est la gaffeuse maladroite du poulailler.


Caroline Montier, a une formation lyrique.
Elle va de l’opéra au jazz en passant par la chanson française et la musique ancienne.
Il y a deux ans elle a crée « Barbara amoureuse » mise en scène de Caroline Loeb.
Elle est également pianiste mais pour ce spectacle, c’est Philippe Brocard qui accompagne « Les Swinging poules ».
Egalement chanteur, il fait vraiment parti du spectacle dans lequel il a même un titre en solo.
Il apporte la dose de masculinité (et de misogynie assumée et provocatrice).


Charlotte Baillot s’est formée au Conservatoire de Montpellier et au Centre d’Art Lyrique de Marseille avant de se produire dans de grandes salles telles que l’Opéra de Lille, celui de Rouen ou encore le Théâtre du Chatelet.

Le soir de notre venue, cette dernière était remplacée par…Flannan Obé, le metteur en scène et ça rendait le show encore plus comique !
Quand il ne se maquille pas et qu’il ne porte pas une perruque et des talons, Flannan Obé a plusieurs cordes à son arc.
Il est comédien, écrit des spectacles et met en scène d’autres artistes.
Son seul en scène (« Je ne suis pas une libellule ») a d'ailleurs reçu un franc succès.


Cette « fine équipe » vous donnera au passage quelques « tuyaux » si vous souhaitez vous débarrasser d’un hommes (même si finalement « plutôt mourir que d’être seule » ou bien vous améliorer en chant (d’ailleurs le travail sur les harmonie est aussi important que le spectacle est loufoque) par exemple.

Le plaisir d’être sur scène et l’amusement sont palpables. Le public rit de bon cœur.
Clairement, « y’en a pas trois comme elles » !!!


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Mise en scène : Flannan Obé
Distribution : Florence Andrieu, Caroline Montier,Charlotte Baillot en alternance avec Flannan Obé, Philippe Brocard
Piano : Philippe Brocart
Arrangements : Swinging Poules et Emmanuel Martin

Crédit photos : Maina Salmon



02/11/2019