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Théâtre


Les salles d’attentes

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Saviez-vous que « 100% des problèmes n’existent pas avant qu’ils ne deviennent des problèmes » ?

 

Et « Les salles d’attentes », c’est le lieu idéal pour en fabriquer des problèmes !!!

 

Nadia et Paul NAREF (Lucie Riedinger et Jeff Broussoux) viennent consulter Eric (Noam Cartozo) un psy pour le moins étrange afin de suivre une thérapie de couple. Tandis qu’ils attendent leur séance, débarque Catherine (Juliette Béhar) qui ne vient pas pour elle…

De jeux de mots en quiproquos et situations absurdes les quatre comédiens nous embarquent dans leur folie.

 

Lors de la lecture qu’ils ont donnée le 13 juin dernier à la Comédie Bastille nous sommes ressortis avec l’envie de voir le résultat final ce spectacle mis en scène par Joël Wood, chorégraphié par Antoine Roberrini et produit par Broadway Mad et Denan Productions. 

Il faut dire qu’avec le livret de David Yol d’une part et le cast réuni autour de ce projet de l’autre, rien n’est laissé au hasard.

 

Lucie  Riedinger s’est notamment illustrée dans « Shrek », « Kid Manoir », « La petite fille aux allumettes » ou encore « La famille Adams ».

On a pu voir Jeff Broussoux entre autres dans « Mamma Mia », « Le Magicien d'Oz », « Peter Pan », « Oliver Twist » et « Jésus: de Nazareth à Jérusalem ».

Noam Cartozo (« La Résistible Ascension d’Arturo Ui », « Don Quichotte...ou presque », « Les 3 Mousquetaires »)  quant à lui est également réalisateur. Ses sketches et caméra cachées sont suivis par de nombreux internautes.

Enfin, Juliette Béhar a été remarquée en particulier dans « Oliver Twist », «Jack, l'éventreur de Whitechapel » et plus récemment dans « L'homme de Schrödinger ».

Elle vient d’ailleurs d’obtenir le Trophée de la Comédie Musicale dans la catégorie « Artiste Révélation féminine » pour son rôle dans ce dernier spectacle.

 

Tous les ingrédients sont donc réunis pour proposer une œuvre de qualité et surtout pleine d’humour qu’on attend impatiemment !

 

D’ailleurs une programmation parisienne est prévue de Janvier 2020 à avril 2020 mais le lieu est encore tenu secret  

 

Restez connectés !

 

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Livret : David Yol

Mise en scène : Joël Wood

Chorégraphies : Antoine Roberrini

Interprètes : Noam Cartozo, Lucie Riedinger, Jeff Broussoux et Juliette Béhar

 

 


21/11/2019


Le cabaret de Josy et Josu au Théâtre Guichet Montparnasse

 

 

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Prenez un théâtre (le Guichet Montparnasse), un plateau avec quelques éléments de décor, des lumières, un spectacle avec une conduite et mettez-y Josy et Josu.

Ils sont respectivement interprétés par Emmeline Naert et Alexandre Serret.

Elle a pris des cours à l'Académie Internationale de comédie musicale avant de se diriger vers l’Institut Supérieur des Arts de la Scène.
Nous vous avions décrit ses multiples compétences et expériences en mettant à l'honneur son seul en scène "il était une moi" en mai dernier.
Lui s'est formé au Conservatoire d'Art Dramatique de Grenoble avant de partir dans les pays de l'est pour l'Academie des Arts et depuis son arrivée à Paris il participe à de nombreux projets au théâtre, au cinéma, comme en comédie musicale.
D'ailleurs il tenait le rôle du tortionnaire dans "Gatanama des tortures" auquel nous avions consacré un article il y a quelques mois.

Il n'y en a pas un pour racheter l'autre !
De disputes en courses poursuites, de gaffes en chamailleries rien ne se passe comme prévu.
Il y a quelque chose qui rappelle Shirley et Dino dans ce duo complètement burlesque.
Derrière un spectacle au premier abord saugrenu, il y a de belles voix, une jolie sélection de textes (Shakespeare, Beaudelaire, Musset, Georges Sand) et un travail remarquable.

Mais dépêchez vous,  il n'en reste qu'une représentation le 21 novembre.

Vous voilà prévenus !


10/11/2019


Un sac de billes au théâtre du Lucernaire

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Tout commence en 1941, pendant l’occupation, dans un petit salon de coiffure du 18èmearrondissement tenu par des juifs.
Joseph Joffo et son frère jouent aux billes quand soudain…

 

Pour connaître la suite, vous pouvez évidemment (re)lire le récit autobiographique de Joseph Joffo

« Un sac de billes » sorti en 1973 ou la bande dessinée de Kris et Vincent Bailly.
Vous pouvez aussi regarder les adaptations cinématographiques de Jacques Doillon (1975) ou de Christian Duguay (2017). 

Mais surtout ne ratez pas l’adaptation que propose le théâtre du Lucernaire en ce moment.


Elle est signée Freddy Viau et elle est menée

« tambour battant » par James Groguelin.

Ce dernier, seul sur scène pendant plus d’une heure, nous emporte et nous raconte dans un rythme effréné, avec une sincérité désarmante, l’histoire de ces deux gamins qui ont du traverser seuls la France (de Paris à Nice) pour rejoindre la zone libre puisqu’ « un coup de crayon a coupé la France en deux ».

Pour ce faire, il incarne les enfants évidemment mais aussi leurs parents, leurs camarades de classes, Raymond le commis, un médecin, un curé et tout un tas d’autres personnages qui vont croiser leur chemin.

 

Les seuls rôles que James Groguelin ne joue pas (les Allemands et les SS) sont en voix-off.
Le travail sur la bande son est donc vraiment millimétré.

 

La création sonore de Régis Delbroucq fait intégralement partie du spectacle.

Pleines de surprises, la mise en scène de Stéphane Daurat et la scénographie de Nicolas De Ferran sont à l’image de l’ingéniosité et de la débrouillardise dont Joseph et son frère vont devoir faire preuve tout au long de leur voyage.

 

Le pari délicat de porter sur scène une telle œuvre est donc plus que réussi.
Le spectateur fait lui aussi le voyage. Il voit les paysages et ressent toutes les émotions décrites par Joseph.
C’est d’autant plus important qu’il s’agit d’un devoir de mémoire qui s’avère plus que nécessaire à l’heure actuelle. 

Nous ne pouvons donc que vous conseiller de vous dépêcher d’aller (re)vivre cette histoire car il ne reste plus qu’une semaine avant qu’ils ne remettent les musettes pour toujours dans la cave…En attendant, ils font vraiment bien de les ressortir encore Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 18:30 et dimanche à 15:00 

 

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Joseph Joffo : Auteur

Freddy Viau : Adaptateur

Stephane Daurat : Metteur en scène

James Groguelin : Comédien

 


14/10/2019


Est ce que j'ai une gueule d'Arletty ?

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« Atmosphère ! Atmosphère !  Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ! »

Qui n’a jamais entendu cette fameuse réplique d’Arletty ? Léonie Bathiat, son vrai nom, a marqué le cinéma français des années 30 et 40 avec des films tels que « Hôtel du Nord », « Le jour se lève », « Les Visiteurs du soir » ou encore « Les Enfants du paradis ».

 

Ce sont les 94 années de la vie de cette actrice et chanteuse française que le spectacle « Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty » passe en revue.
De Courbevoie (où Arletty est née en mai 1898) à Paris (où elle est décédée en juillet 1992) en passant par le Music Hall, le Théâtre, Le Cinéma.
De la Belle-époque aux années folles en passant par les années de guerre c’est tout le siècle dernier que les spectateurs sont invités à traverser.

 

Dans le rôle principale, celui d’Arletty elle-même, on retrouve Elodie Menant qui a co-écrit ce spectacle avec Eric Bu.
Formée notamment au Cours Florent et au Studio Muller pour le théâtre mais également au Conservatoire Maurice Ravel puis au côté d’Edwige Chandelier pour le chant ; Elodie Menant s’est illustrée entre autre dans « La peur » qu’elle a adapté et qu’elle met en scène, « Après une si longue nuit » ou « La pitié dangereuse ».
Ici elle incarne une Arletty plus vraie que nature sans tomber dans la caricature notamment pour l’accent.

 

Elle est entourée de Céline Espérin (« Hansel et Gretel », « Cabaret Liberté » entre autre pour le théâtre et « L’étudiante et Monsieur Henri » pour le cinéma), Marc Pistolesi (« En mode projet » actuellement, « Cabaret Louise », « Ivo Livi ») et Cédric Revollon (« Suite Française », « Le livre de la jungle », « Professeur Littletop » notamment pour le théâtre).
A eux trois ils incarnent une trentaine de personnages qui gravitent autour d’Arletty (Prévert, Cocteau ou Marcel Carné pour ce citer qu’eux)

 

Nous avons découvert cette pépite de modernité et de dynamisme au théâtre du Roi René pendant le festival d’Avignon et nous sommes absolument ravis chez Musical & Compagnie de les savoir prochainement de retour en région parisienne.

 

Ne les ratez par le vendredi 18 octobre 2019 à 20h30 au Théâtre des Bergeries de Noisy Le Sec.

 

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Metteuse en scène : Johanna Boyé

Interprète(s) : Céline Espérin, Elodie Menant, Marc Pistolesi, Cédric Revollon

Décors : Olivier Prost

Costumes : Marion Rebmann

Assistante costumes : Marion Vanessche

Lumières : Cyril Manetta

Chorégraphies : Johan Nus

Musiques : Mehdi Bourayou

Assistante à la mise en scène : Lucia Passaniti
Contact presse : Jean-Philippe Rigaud

 

 

 


29/07/2019


"Feu le père de Monsieur'

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Si vous lisez ce billet c’est qu’à priori vous aimez le spectacle vivant, au moins le théâtre.
Alors le titre « Feu le père de Monsieur » doit vous rappeler quelque chose…

Mais oui ! Il s’agit bien d’une adaptation de la célèbre farce conjugale « Feu la mère de Madame » de George Feydeau jouée pour la première fois le 15 novembre 1908 à la Comédie-Royale.
Plus d’un siècle après, les 10 et 11 juin dernier, c’est au Café de la gare que cette œuvre s’est encore jouée et ça fonctionne toujours aussi bien grâce à une mise en scène très dynamique et pleine de surprises signée Odile Huleux.
Cette version remporte un vif succès depuis trois ans et elle vient d’ailleurs de recevoir 5 nominations au P'tits Molières 2019.
Le texte est scrupuleusement respecté à ceci près que Lucien devient Lucienne mais rentre toujours à quatre heure du matin du bal des Quatʼ Zʼarts et réveille toujours non pas Yvonne mais Yvon qui va lui faire une scène de ménage.

Sorti de son sommeil par la « maudite clochette » leur grincheux domestique (qui trouve qu’il fait un « maudit métier ») va assister à une succession de quiproquos et de retournements de situations.
C’est bien entendu au moment où tout le monde se recouche enfin qu’on sonne à la porte.
C’est Josette, « la nouvelle bonne à Papa », « qui est idiote, qui est bête, qui n’a rien dans la tête ».
Elle vient leur annoncer que le père de Monsieur est mort mais elle s’est trompée de palier…

Bertrand Skol, qui vient de rejoindre la troupe, donne à son personnage Yvon quelque chose de très touchant notamment lorsqu’il tente de s’affirmer face à sa femme Lucienne.
Cette dernière est jouée par Agnès Chamak qui apporte un humour tout à fait irrésistible habillée en Louise XIV.
Philippe d’Avilla qui se glisse dans la peau de leur domestique n’est vraiment pas en reste et semble parfois presque aussi stupide que la bonne du « pauvre Papa ».
Kim Koolenn incarnant ce dernier rôle est tout aussi comique que ses partenaires.

Les quatre comédiens s’en donnent donc à cœur joie et nous vous entendons d’ici vous dire « Mince, j’ai raté le coche !».

Rassurez-vous, ils seront au Festival Off d’Avignon en juillet au Théâtre des Brunes à 16h15 et nous ne serions pas étonnés qu’ils reviennent ensuite à Paris.
En tout cas c’est tout « le mal » que nous leur souhaitons !

Auteur : Georgette Feydeau
Mise en scène : Odile Huleux
Avec : Agnès Chamak, Bertrand Skol, Philippe D'Avilla, Kim Koolenn



22/06/2019


"Les filles aux mains jaunes'

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« Une guerre, même si personne n’en veut, elle éclate. Allez comprendre ! »


Le 2 août 1914 Raymond Poincaré décrète la mobilisation générale. Les hommes vont devoir partir faire la « sale guerre ».

Il faut pourtant bien que les usines continuent de tourner, notamment celles qui fabriquent des armements, alors on fait appel aux femmes.

Mais « Il faut avoir faim pour faire ce métier » car les conditions sont particulièrement difficiles. La règlementation du travail ayant été suspendue il n’y a pas de pause, pas d’hygiène et trop peu d’aération. Elles n’ont droit qu’à un verre de lait par jour et ne sont en congés qu’un dimanche par mois (quand elles ont de la chance).
C’est au début de l’année 1915, au sein d’une de ces fabriques qui produit des obus à la chaine avec de la poudre explosive (qui fait qu’on appelle les ouvrières « Les Filles aux mains jaunes ») que vont se rencontrer les quatre protagonistes :


Louise (alias Coquelicot) participe à des « réunions en sous-sol » et milite pour que les choses s’améliorent. C’est Pamela Ravassard (vue récemment au théâtre dans « Blanc » de Emmanuelle Marie ou encore « La Dame de Chez Maxim » de Georges Feydeau, au cinéma dans « Maryline » de Guillaume Galienne et au petit écran dans « Si Noël m'était conté » de Benoît d'Aubert ) qui se glisse dans la peau de ce personnage qui incarne le féminisme et la rébellion. Progressivement elle va convaincre ses amies de la suivre et de rejoindre le mouvement.

Julie c’est la plus coquine et la plus joyeuse.
Elle n’a qu’une seule envie : se marier. Mais elle veut épouser un homme, pas un souvenir…Peu à peu elle va faire preuve d’un véritable enthousiasme pour les revendications de Louise.
Dans ce rôle Anna Mihalcea (qui a notamment joué dans « Edmond » et « Roméo et Juliette » sous la direction d’Alexis Michalik) apporte beaucoup d’humour.


Jeanne, c’est la plus ancienne alors elle en a vu d’autre. Au départ elle se demande comment Louise peut vouloir déplacer des montagnes alors qu’elles ont déjà bien du mal à porter les obus. Elle trouve que « Le mal, si tu ne le regarde pas, il n’existe pas » mais elle finira par se rallier.
Brigitte Faure (elle a joué entre autres dans « Une diva à Sarcelles » et « Le bal » mis en scène par Virginie Lemoine ou « Coiffure et confidences » mis en scène par Dominique Guillo) donne à ce personnage un côté maternel, rassurant et protecteur.


Enfin, Rose qui est interprétée par Elisabeth Ventura (on a pu la voir récemment dans « Intramuros » d’Alexis Michalik ou « Les Vibrants » d'Aldo Asgharzadeh ) se montre plus discrète mais ne perd pas une miette des récits et argumentaires de Louise.
Elle appliquera notamment un précieux conseil que l’on peut suivre partout et tout le temps : « N’attend pas que quelqu’un parle. Prend la parole et raconte ! »


Et raconter l’histoire écrite par Michel Bellier, ces quatre comédiennes le font magnifiquement avec une mise en scène sobre mais terriblement efficace de Johanna Boyé (assistée de Lucia Passaniti).
Ce récit, c’est la vie de certaines de nos grand-mères ou de nos arrières grand-mères et à l’heure où on ne cesse de parler de parité ou d’égalité homme/femme, il ne peut que nous toucher.


Après une avant-première le 3 juin dernier au théâtre Michel, elles seront à Avignon du 5 au 28 juillet (relâche le 22) au Théâtre Actuel à 12h05.
Il y a fort à parier que ce n’est encore que le début de l’aventure mais « Une brique, une brique, c’est comme ça qu’on bâtit le monde » n’est-ce pas ?


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Avec : Brigitte Faure, Anna Mihalcea, Pamela Ravassard et Elisabeth Ventura

Mise en scène : Johanna Boyé assistée de Lucia Passaniti

Scénographie : Olivier Prost

Lumières : Cyril Manetta

Costumes : Marion Rebmann

Univers sonore : Mehdi Bourayou

PRODUCTION

Atelier Théâtre Actuel, ZD Productions, Sésam’ Prod, La Compagnie des Sans Chapiteau Fixe, Hyperactif Productions
Attaché de presse : Jean Philippe Rigaud



09/06/2019


"Fuite nuptiale" au Théâtre Edgar

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Quand on entre dans une salle décorée avec du tulle et une pièce montée, on se demande si la fête est terminée et même si elle a déjà commencée. Juste un guitariste (Gabriel De Richaud) dans la pénombre, installe une ambiance pesante.


« Presque marié, potentiellement largué » c’est le nouveau « statut » de Simon…
Depuis dix ans il partage sa vie avec Mary mais il ne veut pas d’enfant et il a toujours dit : « Je ne me marierai jamais ».

Pourtant un jour il se lance et organise un mariage surprise en Irlande. « Personne n’était certain que c’était une bonne idée le mariage surprise....Maintenant ils savent que c’était une idée pourrie ».

En effet, en découvrant les invités et la robe que lui a choisie sa belle-mère, Mary prend la « Fuite nuptiale » !
A t-elle simplement besoin d’un peu de recul pour se remettre de ses émotions ? Va-t-elle revenir et l’épouser ?

Simon, interprété par François Godart (vu dans la série « Keeplers » avec ‪Sofia Essaidi‬ et ‪Marc Lavoine‬, dans « Lebowitz contre Lebowitz » aux côtés de ‪Clémentine Célarié‬) se retrouve avec son ami Fred, Pat et ses parents sans savoir où, celle qu’il devait épouser, a bien pu passer.

Colette Kraffe se glisse dans le rôle de cette mère juive fidèle à l’image caricaturale mais tellement drôle que l’on peut s’en faire.
On a pu la voir récemment dans "la mante" gros succès de France 2, dans Epreuve d'amour d'Arnaud Selignac et dans le rôle de la mère de Louise Bourgoin dans "les dents pipi et au lit" d'Emmanuel Gillibert

Au théâtre dans « La très jolie trilogie » de Laurent Baffie ou « Joséphine au pays des z’hommes » dont elle est l’auteure mais également au cinéma dans « Neiges d’automne » ou « Love addict ».

Serge Gaborieau (« Mirad, un garçon de Bosnie », « Le Titre du spectacle est : aléatoire »), qui joue le père psychologue de métier est surtout un « phallus sur patte ».
Il se définit lui-même comme « polyamoureux » (la « polyamorie » étant une forme d’amour moderne consistant à en vivre plusieurs simultanément sans avoir à se cacher…).

Emmanuelle Jeser ("L'amant" au théâtre, "Le retour du fils" au cinéma ou encore "Marsac" pour le petit écran) incarne une Pat plutôt libre et décontractée.
En amour, elle préfère se cantonner au rôle de « la maîtresse » parce que « c’est la meilleure place ».

Reste l’ami Fred qui est comédien grâce à des interventions en entreprise.
Il en est apparemment de même pour Olivier Yéni (« J'adore l'amour... j'aimerais bien le refaire un jour ! », « Court sucré ou long sans sucre ? »)puisqu’il est par ailleurs consultant en communication institutionnelle

Il a fondé et dirige la compagnie Acte Sept qui produit « Fuite nuptiale » au théâtre Edgard pour trois dates exceptionnelles ces 4, 5 et 6 juin.

Ne ratez pas cette dernière représentation.
« Fuite nuptiale » est une vraie comédie sur l'amour, avec cinq personnages, un peu déjantés.

pour réserver votre place de ce soir : https://www.billetreduc.com/237020/evt.htm

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Auteur : Stéphane Hervé
Mise en scène : Gabriel de Richaud
Avec : Emmanuelle Jeser, Colette Kraffe, Serge Gaborieau, François Godart et Olivier Yéni


06/06/2019


Don Juan au Théâtre du Ranelagh

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On ne présente plus le personnage de Dom Juan, le plus célèbre bourreau des cœurs du monde entier, mis en prose par Molière dès 1665 et adapté à de multiples reprises au théâtre comme au cinéma.

 

Mais la version actuellement à l’affiche du Théâtre Ranelagh est pour le moins originale. 

En transposant l’histoire dans l’univers du cirque, Jean-Philippe Daguerre (assisté de Grégoire Bourbier) renforce le caractère universel et intemporel de cette oeuvre. 

Sa mise en scène ne comporte aucun « temps mort » et nous surprend continuellement notamment grâce à une utilisation optimisée de l’espace.

 

Avec la scénographie de Sophie Jacob, la musique de Petr Ruzicka, les chorégraphies de Mariejo Buffon, les costumes de Corinne Rossi et les lumières d’Idalio Guerreiro, c’est une vraie réussite. Alors, c’est « carton plein » si on ajoute à cela beaucoup d’humour et la qualité de la distribution !

 

Dans le rôle titre, Simon Larvaron entre en piste comme dans une corrida au grand désespoir de ses conquêtes et de sa mère (incarnée par Nathalie Kanoui) qui ne parvient pas à le dompter. Teddy Melis en Sganarelle déploie une impressionnante palette de jeux et le duo fonctionne à merveille. 

L’inconstance de son « maître » paraît d’autant plus cruelle que Vanessa Cailhol est d’une terrible sincérité que ce soit dans le rôle d’Elvire ou dans celui de Mathurine. 

Et elle n’est pas la seule à passer avec agilité d’un rôle à un autre puisque Grégoire Bourbier va de celui de Gusman à celui du pauvre, en passant par Pierrot. Dans ce dernier personnage, il a comme partenaire Charlotte Ruby qui ne se contente pas de jouer puisqu’elle est également au chant, au violoncelle et au xylophone.

La musique aussi est donc à l’honneur avec André-Marie Mazure pour la trompette et le cajon ainsi que Tonio Matias à l’accordéon, à l’harmonica, au banjo et également au cajon.

 

Finalement, si Sganarelle pleure ses gages, les spectateurs ont quant à eux la garantie de passer un excellent moment.

 

Au théâtre du Ranelagh du mercredi au dimanche jusqu’au 14 juillet 2019

 

 

 


19/05/2019


« Ongle pour ongle »

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Deux femmes....La première tient un bar au fin fond de la Nièvre, la seconde est parisienne, femme de médecin et mère au foyer.

Autrement dit, il y a « le tiers monde » et « la Suisse ».

Ces deux femmes n’étaient donc évidemment en rien destinées à se rencontrer jusqu’à ce qu’elles se retrouvent obligées de composer…

 

De quiproquos en rebondissements Evelyne Dechorgnat (« Hortense et les fiancés », « Assassins associés », « Marcelle », « Le complexe du basset ») et Angélique Magan  («Il était une fois les années 60 », « Le Magicien d'Oz », « La Boule Rouge », « La Petite Fille aux Allumettes »…) livrent la comédie pleine d’humour d’Eric Lourioux avec une évidente complicité, un plaisir non dissimulé et beaucoup de naturel.

La mise en scène de Jean-Christophe Barc est très dynamique et permet au talent de ces deux comédiennes de se déployer pleinement.

 

Il y avait déjà eu quelques dates en Belgique et une première parisienne le 15 avril dernier au Théâtre Montmartre-Galabru.

Mais c’est une représentation exceptionnelle (dans tous les sens du terme) au Théâtre l’Essaïon à laquelle nous avons assisté lundi soir.

Il y a fort à parier que cette pièce n’en est encore qu’à ses débuts. En tout cas c’est vraiment ce que nous lui souhaitons parce que « c’est moins cher qu’un psy et c’est le même service ».

 

 

Auteur : Eric Lourioux

Compositeur : Angélique Magnan

Metteur en scène : Jean-Christophe Barc

Avec Evelyne Dechorgnat et Angélique Magnan

 

 

 


16/05/2019


La logique des femmes au Théâtre des Variétés

 

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« J’suis mieux bourrée ce soir que vivante demain »

C’est la devise de Lola (Belen Lorenzo) qui tente désespérément d’oublier le grand amour qu’elle a laissé s’échapper.

C’est sans compter sur sa rencontre, pour le moins surprenante, avec un être (Didier Forest) qui va bouleverser tous ses plans…

 

Cette pièce est signée Antoine Beauville (auteur de « La biscotte ») et elle est mise en scène par Carole Barbier.

Les clichés y vont bon train et sont même attendus. Mais ils ne sont évidement pas à prendre au premier degré et font le charme des spectacles du genre.

Ajoutons quelques jeux de mots, des allusions à de célèbres chansons et films puis les spectateurs éclatent de rire !

 

Sauf que, l’air de rien, c’est de la complexité des relations homme/femme, de la parité, de la famille, du monde du travail et même de la religion dont il est question.

 

Mais nous ne souhaitons pas en dévoiler davantage ici. Nous vous invitons plutôt à découvrir « La logique des femmes » par vous-même du mercredi au samedi à 20h30dau Théâtre des variétés jusqu’au 22 juin 2019.

Alors, contrairement à Lola, ne laissez pas passer votre chance car « on reconnait le bonheur au bruit que fait la porte quand elle se referme ».

 

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Auteur:  Antoine Beauville

Mise en scène : Carole Barbier

Avec : Belen Lorenzo et Didier Forest 

Producteur : Patrice Albanese

Attaché de presseCharlotte Calmel

 

 


13/05/2019