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Théâtre


Adieu Monsieur Haafmann

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ADIEU MONSIEUR HAFFMANN

 

Ce mardi 30 juin, c’est au théâtre du Châtelet tout fraîchement rénové que nous avons pu assister à une représentation de «Adieu Monsieur Haffman» destinée à sa captation. Depuis sa création à Avignon en 2016, le succès de cette pièce ne se dément pas. Elle a même récolté quatre molières en 2018 (meilleure pièce du Théâtre Privé, auteur francophone vivant, révélation féminine, meilleur comédien dans un second rôle).

 

L’histoire se déroule à Paris pendant la seconde guerre mondiale (en 1942 alors que le le port de l'étoile jaune pour les juifs est décrété) sous l’occupation allemande. Suite au «boycott organisé des commerces juifs» (et pour rester caché), Monsieur Haffman cède sa bijouterie à son employé Pierre Vigneau. Ce dernier ne pose qu’une seule condition : que son patron accepte de faire un enfant à sa femme Isabelle puisque « le vent de la fertilité » ne leur est pas favorable.

 

Avec quelques extraits de véritables émissions antisémites diffusées à l’époque (sans qu’Hitler n’ait eu à le demander...) à l’appui, la petite histoire s’inscrit dans la grande. C’est lors d’un dîner organisé par Pierre Vigneau avec « des invités de marque » que les masques vont tomber...

 

Bien entendu nous ne vous donnerons pas ici l’issue de l’intrigue. Mais le suspense, l’émotion, le rire (avec de fins jeux de mots) sont au rendez-vous et on ressort en s’interrogeant. Qui peut savoir comment il aurait réagit face à de tels événements ? N’avons-nous pas chacun au fond de nous une certaine part d’ombre ?

 

Alors, si vous n’avez pas encore pu voir cette magnifique pièce sachez qu’elle se jouera à nouveau dès le 3 septembre et jusqu’au 30 décembre au Théâtre de l’oeuvre (à 19h ou à 20h suivant les jours).

 

Le propre, l’essence même, du spectacle vivant (et donc du théâtre) est de n’être pas figé. Cela vaut d’autant plus lorsque les interprètes changent parce qu’ils jouent en alternance. De plus, un écran de télévision ne remplacera jamais une salle de spectacle. Mais la diffusion est prévue le 29 août prochain sur France 5.

 

Notons enfin qu’une adaptation cinématographique est en cours. Mais, avec la crise sanitaire, le tournage avait été interrompu laissant certaines rues de Montmartre plongées dans les années 40 avec une partie des décors qui n’avaient pas pu être démontés. Depuis, les acteurs, les techniciens et les caméras se sont « déconfinés ». La sortie sur grand écran est, semble t’il, prévue en novembre 2021. D’ici là et part ces temps pour le moins troubles «faisons en sorte que le courage soit plus fort que la peur»

 

 

Auteur et metteur en scène : Jean-Philippe DAGUERRE

 

Avec en alternance : 

- Charles Lelaure ou Benjamin Brenière ou Simon Larvaron,

- Pauline Caupenne ou Julie Cavanna ou Anne Plantey,

- Alexandre Bonstein ou Marc SiemiatyckiFanck Desmedt ou Jean-Philippe Daguerre ou Benjamin Egner,

- Charlotte Matzneff ou Salomé Villiers ou Herrade von Meier



04/07/2020


CONTACT, la nouvelle expérience du théâtre distancié

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Avec la fermeture des salles de spectacles et toutes les contraintes liées aux règles sanitaires encore en vigueur, le monde artistique est en stand by et ce malgré un retour à la normal progressif.

Il en fallait bien plus pour arrêter des passionnés de spectacles vivants tel que Samuel Séné et Eric Chantelauze.
Cette situation est totalement inédite et la représentation à laquelle nous avons assisté ce samedi 28 juin l’est tout autant.

 

Depuis le 13 juin dernier, dans Paris vous avez peut-être croisé un petit groupe (pas plus de huit) avec un casque sur les oreilles et le regard dirigé vers une jeune femme qui ne semble pas au mieux de sa forme avec un homme étrange à ses côtés.
Pas d’inquiétude !
Il s’agit d’un nouveau concept de spectacle déambulatoire (à travers les rues de notre belle capitale) tout droit sorti de l’imagination de Gabrielle Jourdain, écrit par Eric Chantelauze, mis en scène par Samuel Sené sur une bande son signée Cyril Barbessol.

 

C’est Inès Amoura qui crée avec justesse et délicatesse le rôle de Sarah, une jeune femme pour le moins perturbée (elle a « le plexus qui fuit », des sensations de froid et de vertige mais nous ne vous en dirons pas plus ici).
Après un master universitaire sur l’adaptation théâtrale elle a continué de se former au Studio Muller, à l’école Claude Mathieu puis chez Musidrama.
On a pu la voir dernièrement dans « Un Chant de Noël » ou bien « Ça bouge ».

 

Faut-il encore présenter Jacques Verzier ?
Vous l’avez sans doute vu dans « Cabaret », « Kiss me Kate », « Titanic », « Le Roi et Moi », « Sweeney Todd », « L’Opéra de Quat’Sous » ou encore « Berlin Kabarett ».
Et actuellement en tournée avec « Une Femme Se Déplace » le spectacle musical auquel nous avions consacré un article il y a quelques mois.
Ici, dans le rôle de Raphaël (un personnage à la croisée du fantôme et de l’ange gardien), il déploie à la fois tout un mystère et une facette paternelle.

 

Mais ce spectacle, ou plutôt cette expérience, se vit et se ressent.
Et on se sent privilégiés d’y assister puisque les figurants involontaires que sont les passants ne savent pas et ne peuvent même pas imaginer ce qui se déroule sous nos yeux ni ce que peuvent ressentir les protagonistes et donc les spectateurs.

La surprise sera au maximum puisque le lieu exact n'est dévoilé que quelques heures avant.
Un simple casque sur les oreilles, une application à installer sur son téléphone et nous voilà totalement immergés et en parfaite synchronisation avec les acteurs.

 

Alors réservez au plus vite et laissez-vous guider pour « apprendre à voir plus loin que ses yeux » !!!

 

 

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Informations et réservations : https://c-o-n-t-a-c-t.fr/

Avec : Inès Amoura et Jacques Verzier,

Concept et la mise en scène : Samuel Sené,

Paroles : Eric Chantelauze,

Musique et design sonore : Cyril Barbessol,

Dramaturgie : Hanna Lasserre,

Création de l'application : Jean-Philippe Marie de Chastenay (Touaregs.com)

Idée originale et co-production : Gabrielle Jourdain
Partenariat avec Stéphane Letellier Rampon, Nathalie Robin, Manon Bianchi et Musidrama.







29/06/2020


CONTACT la nouvelle expérience du théâtre distancié

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Avec CΩNTαCT, Musidrama a trouvé une manière originale pour nous permettre de retrouver le spectacle vivant et découvrir l'expérience théâtrale distanciée.

A partir du 13 juin et pendant tout l'été, au cœur de Paris, vous aurez rendez-vous dans différents quartiers de la capitale.

Sur une idée originale de Gabrielle Jourdain, mise en scène de Samuel Sené, c’est maximum 8 spectateurs par sessions qui pourront participer à cette immersion , dans différents quartiers de Paris.
La surprise sera au maximum puisque le lieu exact ne sera dévoilé que quelques heures avant.


Afin que tous les participants soient réunis, il vous faudra aller sur le site développé par Jean-philippe Marie de Chastenay et Touaregs pour y découvrir une billetterie complète

La prochaine étape, mettre un casque et .. se laisser guider par Sarah et Raphaël ou plutôt Inès Amoura et Jacques Verzier.

Sous des textes d'Eric Chantelauze et la musique, le sound design 3D de Cyril Babessol, une dramaturgie d’Hanna Lasserre, l’aventure peut commencer.

Elle n’attend que vous.

Vous pouvez déjà réserver vos places via le site www.c-o-n-t-a-c-t.fr

Partenariat avec Stéphane Letellier Rampon, Musidrama, Manon Bianchi, Nathalie Robin, Matthieu Matonnat et beaucoup d'autres...


12/06/2020


"Plus haut que le ciel" nominé aux Molieres 2020

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PLUS HAUT QUE LE CIEL

 

Le lundi 9 mars, Musical et Cie s’est rendu au théâtre Fontaine pour la corporative de « Plus haut que le ciel ».
Avec deux nominations pour les Molieres 2020, nous voulions vous reparler de cette pièces que nous avons eu la chance de voir.

Le symbole de Paris voire même de la France : la Tour Eiffel n’en finit pas d’inspirer. Après « La tour de 300 mètres » de Marc Deren (une comédie musicale à laquelle nous avions consacré un article) c’est Florence et Julien Lefebvre qui nous racontent, dans une pièce façon vaudeville, l’incroyable histoire pleine de rebondissements de
« l’inutile et monstrueux » édifice.

 

Gustave Eiffel prend une certaine bonhomie mais aussi un côté un peu « roublard » sous les traits de Frédéric Imberty (vu entre autres au cinéma notamment dans «Cloclo» ou à la télévision dans «scène de ménage» ).
Il ne veut pas confier son entreprise à sa fille aînée parce que c’est une femme mais il reconnaît qu’« un regard féminin apporterait peut-être quelque chose » (un joli clin d’oeil au féministe ambiant !).

C’est Margaux Van den Plas (formée au Cours Florent, elle a tourné pour le cinéma «Un jour mon prince», et joué au théâtre dans «Les jumeaux vénitiens» et «à tord ou à raison») qui se glisse dans le rôle de Claire Eiffel.
Elle incarne une jeune femme pleine d’énergie et de charme auquel succombera bientôt l’Assistant de son père.
Si au début elle trouve que c’est un «arriviste prétentieux» elle ne lui résistera bien entendu pas trop longtemps.

Mais comment rester insensible à Thomas Ronzeau (formé au Conservatoire du 9ème il s’est illustré notamment dans «Spamalot», «La petite fille aux allumettes», «La légende du roi Arthur», «La vie parisienne» ou encore «Chapitre XIII»), qui campe ce rôle de séducteur/joueur, celui d’Adolphe Salles, et que le public applaudit à tout rompre dans son moment d’ivresse ?
Nous n’en dirons évidemment pas davantage à ce sujet...

En dehors de ce triangle père/fille/gendre on remarquera Héloïse Wagner (suite à la classe libre du Cours Florent, elle s’est illustrée notamment dans «Kiki de Montparnasse», « Silence, on tourne! » et « Folie »).
Le truculent personnage d’Armande Bernouille, après avoir défendu une pétition contre le projet, tente le tout pour le tout afin de racheter la société d’Eiffel pour avoir «Paris à ses pieds».
Selon elle : « un bon mari vous idolâtre et vous obéit » !

Son mari est interprété par Jean Franco (auteur de nombreux succès tels que «Panique au Ministère», «La candidate», «Plein la vue», «Jamais 2 sans 3», «Libres ! ou presque...» dans lesquelles il joue souvent).
On ne peut qu’être admiratif pour toutes ses interprétations.
En effet, celui-ci a quatre autres rôles dans «Plus haut que le ciel».
Il va de l’époux Bernouille à l’ouvrier italien en passant par le modéliste Taillesec, Leconte De Lisle et le Ministre Edouard Lockroy.

N’oublions pas les deux ingénieurs qui travaillent avec Eiffel : Émile Nouguier et Maurice Koechlin qui sont respectivement joués par Axel Blind (élève puis enseignant au cours Jean-Laurent Cochet il a interprété de nombreux rôle au théâtre mais il a aussi joué dans la série «Engrenage») et Nicolas Le Guen («La double inconstance», « Sorcière gribouillis »).

Tous, sans exception, se mettent avec brio au service de cette pièce pleine d’humour qui se veut vraiment familiale et dans laquelle on apprend beaucoup de chose sur la construction de « La grande Dame ».

 

La mise en scène signée Jean-Laurent Silvi (assisté de Nastassia Silve) ne laisse pas une seconde de répit et ne cesse de nous surprendre.
Les portes, derrière lesquelles on écoute, claquent régulièrement entre les cris et les courses poursuites.

Les décors de Margaux Van Den Plas (qui, rappelons-le, incarne Claire Eiffel) changent fréquemment et rapidement.
Les projections qui les complètent sont utilisées à bon escient donnant un coté à la fois réaliste et magique au spectacle.
Un soin particulier a également été apporté aux costumes que l’on doit à Frédéric Olivier.

 

En somme toute ces équipes créatives, artistiques et techniques ont dû se dire « C’est impossible ! Et c’est pour ça qu’nous allons l’faire ! » et il est clair que c’est une réussite !

 

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Auteur : Florence Lefebvre, Julien Lefebvre

Artistes : Frédéric Imberty, Margaux Van Den Plas, Thomas Ronzeau, Axel Blind, Nicolas Le Guen, Jean Franco, Héloïse Wagner

Metteur en scène : Jean-Laurent Silvi

Lumières : Éric Milleville

Musique : Romain Trouillet
Attaché de presse : Lynda Mihoub
Crédit photo : Maïna Salmon


09/06/2020


Les salles d’attentes

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Saviez-vous que « 100% des problèmes n’existent pas avant qu’ils ne deviennent des problèmes » ?

 

Et « Les salles d’attentes », c’est le lieu idéal pour en fabriquer des problèmes !!!

 

Nadia et Paul NAREF (Lucie Riedinger et Jeff Broussoux) viennent consulter Eric (Noam Cartozo) un psy pour le moins étrange afin de suivre une thérapie de couple. Tandis qu’ils attendent leur séance, débarque Catherine (Juliette Béhar) qui ne vient pas pour elle…

De jeux de mots en quiproquos et situations absurdes les quatre comédiens nous embarquent dans leur folie.

 

Lors de la lecture qu’ils ont donnée le 13 juin dernier à la Comédie Bastille nous sommes ressortis avec l’envie de voir le résultat final ce spectacle mis en scène par Joël Wood, chorégraphié par Antoine Roberrini et produit par Broadway Mad et Denan Productions. 

Il faut dire qu’avec le livret de David Yol d’une part et le cast réuni autour de ce projet de l’autre, rien n’est laissé au hasard.

 

Lucie  Riedinger s’est notamment illustrée dans « Shrek », « Kid Manoir », « La petite fille aux allumettes » ou encore « La famille Adams ».

On a pu voir Jeff Broussoux entre autres dans « Mamma Mia », « Le Magicien d'Oz », « Peter Pan », « Oliver Twist » et « Jésus: de Nazareth à Jérusalem ».

Noam Cartozo (« La Résistible Ascension d’Arturo Ui », « Don Quichotte...ou presque », « Les 3 Mousquetaires »)  quant à lui est également réalisateur. Ses sketches et caméra cachées sont suivis par de nombreux internautes.

Enfin, Juliette Béhar a été remarquée en particulier dans « Oliver Twist », «Jack, l'éventreur de Whitechapel » et plus récemment dans « L'homme de Schrödinger ».

Elle vient d’ailleurs d’obtenir le Trophée de la Comédie Musicale dans la catégorie « Artiste Révélation féminine » pour son rôle dans ce dernier spectacle.

 

Tous les ingrédients sont donc réunis pour proposer une œuvre de qualité et surtout pleine d’humour qu’on attend impatiemment !

 

D’ailleurs une programmation parisienne est prévue de Janvier 2020 à avril 2020 mais le lieu est encore tenu secret  

 

Restez connectés !

 

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Livret : David Yol

Mise en scène : Joël Wood

Chorégraphies : Antoine Roberrini

Interprètes : Noam Cartozo, Lucie Riedinger, Jeff Broussoux et Juliette Béhar

 

 


21/11/2019


Le cabaret de Josy et Josu au Théâtre Guichet Montparnasse

 

 

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Prenez un théâtre (le Guichet Montparnasse), un plateau avec quelques éléments de décor, des lumières, un spectacle avec une conduite et mettez-y Josy et Josu.

Ils sont respectivement interprétés par Emmeline Naert et Alexandre Serret.

Elle a pris des cours à l'Académie Internationale de comédie musicale avant de se diriger vers l’Institut Supérieur des Arts de la Scène.
Nous vous avions décrit ses multiples compétences et expériences en mettant à l'honneur son seul en scène "il était une moi" en mai dernier.
Lui s'est formé au Conservatoire d'Art Dramatique de Grenoble avant de partir dans les pays de l'est pour l'Academie des Arts et depuis son arrivée à Paris il participe à de nombreux projets au théâtre, au cinéma, comme en comédie musicale.
D'ailleurs il tenait le rôle du tortionnaire dans "Gatanama des tortures" auquel nous avions consacré un article il y a quelques mois.

Il n'y en a pas un pour racheter l'autre !
De disputes en courses poursuites, de gaffes en chamailleries rien ne se passe comme prévu.
Il y a quelque chose qui rappelle Shirley et Dino dans ce duo complètement burlesque.
Derrière un spectacle au premier abord saugrenu, il y a de belles voix, une jolie sélection de textes (Shakespeare, Beaudelaire, Musset, Georges Sand) et un travail remarquable.

Mais dépêchez vous,  il n'en reste qu'une représentation le 21 novembre.

Vous voilà prévenus !


10/11/2019


Un sac de billes au théâtre du Lucernaire

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Tout commence en 1941, pendant l’occupation, dans un petit salon de coiffure du 18èmearrondissement tenu par des juifs.
Joseph Joffo et son frère jouent aux billes quand soudain…

 

Pour connaître la suite, vous pouvez évidemment (re)lire le récit autobiographique de Joseph Joffo

« Un sac de billes » sorti en 1973 ou la bande dessinée de Kris et Vincent Bailly.
Vous pouvez aussi regarder les adaptations cinématographiques de Jacques Doillon (1975) ou de Christian Duguay (2017). 

Mais surtout ne ratez pas l’adaptation que propose le théâtre du Lucernaire en ce moment.


Elle est signée Freddy Viau et elle est menée

« tambour battant » par James Groguelin.

Ce dernier, seul sur scène pendant plus d’une heure, nous emporte et nous raconte dans un rythme effréné, avec une sincérité désarmante, l’histoire de ces deux gamins qui ont du traverser seuls la France (de Paris à Nice) pour rejoindre la zone libre puisqu’ « un coup de crayon a coupé la France en deux ».

Pour ce faire, il incarne les enfants évidemment mais aussi leurs parents, leurs camarades de classes, Raymond le commis, un médecin, un curé et tout un tas d’autres personnages qui vont croiser leur chemin.

 

Les seuls rôles que James Groguelin ne joue pas (les Allemands et les SS) sont en voix-off.
Le travail sur la bande son est donc vraiment millimétré.

 

La création sonore de Régis Delbroucq fait intégralement partie du spectacle.

Pleines de surprises, la mise en scène de Stéphane Daurat et la scénographie de Nicolas De Ferran sont à l’image de l’ingéniosité et de la débrouillardise dont Joseph et son frère vont devoir faire preuve tout au long de leur voyage.

 

Le pari délicat de porter sur scène une telle œuvre est donc plus que réussi.
Le spectateur fait lui aussi le voyage. Il voit les paysages et ressent toutes les émotions décrites par Joseph.
C’est d’autant plus important qu’il s’agit d’un devoir de mémoire qui s’avère plus que nécessaire à l’heure actuelle. 

Nous ne pouvons donc que vous conseiller de vous dépêcher d’aller (re)vivre cette histoire car il ne reste plus qu’une semaine avant qu’ils ne remettent les musettes pour toujours dans la cave…En attendant, ils font vraiment bien de les ressortir encore Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 18:30 et dimanche à 15:00 

 

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Joseph Joffo : Auteur

Freddy Viau : Adaptateur

Stephane Daurat : Metteur en scène

James Groguelin : Comédien

 


14/10/2019


Est ce que j'ai une gueule d'Arletty ?

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« Atmosphère ! Atmosphère !  Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ! »

Qui n’a jamais entendu cette fameuse réplique d’Arletty ? Léonie Bathiat, son vrai nom, a marqué le cinéma français des années 30 et 40 avec des films tels que « Hôtel du Nord », « Le jour se lève », « Les Visiteurs du soir » ou encore « Les Enfants du paradis ».

 

Ce sont les 94 années de la vie de cette actrice et chanteuse française que le spectacle « Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty » passe en revue.
De Courbevoie (où Arletty est née en mai 1898) à Paris (où elle est décédée en juillet 1992) en passant par le Music Hall, le Théâtre, Le Cinéma.
De la Belle-époque aux années folles en passant par les années de guerre c’est tout le siècle dernier que les spectateurs sont invités à traverser.

 

Dans le rôle principale, celui d’Arletty elle-même, on retrouve Elodie Menant qui a co-écrit ce spectacle avec Eric Bu.
Formée notamment au Cours Florent et au Studio Muller pour le théâtre mais également au Conservatoire Maurice Ravel puis au côté d’Edwige Chandelier pour le chant ; Elodie Menant s’est illustrée entre autre dans « La peur » qu’elle a adapté et qu’elle met en scène, « Après une si longue nuit » ou « La pitié dangereuse ».
Ici elle incarne une Arletty plus vraie que nature sans tomber dans la caricature notamment pour l’accent.

 

Elle est entourée de Céline Espérin (« Hansel et Gretel », « Cabaret Liberté » entre autre pour le théâtre et « L’étudiante et Monsieur Henri » pour le cinéma), Marc Pistolesi (« En mode projet » actuellement, « Cabaret Louise », « Ivo Livi ») et Cédric Revollon (« Suite Française », « Le livre de la jungle », « Professeur Littletop » notamment pour le théâtre).
A eux trois ils incarnent une trentaine de personnages qui gravitent autour d’Arletty (Prévert, Cocteau ou Marcel Carné pour ce citer qu’eux)

 

Nous avons découvert cette pépite de modernité et de dynamisme au théâtre du Roi René pendant le festival d’Avignon et nous sommes absolument ravis chez Musical & Compagnie de les savoir prochainement de retour en région parisienne.

 

Ne les ratez par le vendredi 18 octobre 2019 à 20h30 au Théâtre des Bergeries de Noisy Le Sec.

 

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Metteuse en scène : Johanna Boyé

Interprète(s) : Céline Espérin, Elodie Menant, Marc Pistolesi, Cédric Revollon

Décors : Olivier Prost

Costumes : Marion Rebmann

Assistante costumes : Marion Vanessche

Lumières : Cyril Manetta

Chorégraphies : Johan Nus

Musiques : Mehdi Bourayou

Assistante à la mise en scène : Lucia Passaniti
Contact presse : Jean-Philippe Rigaud

 

 

 


29/07/2019


"Feu le père de Monsieur'

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Si vous lisez ce billet c’est qu’à priori vous aimez le spectacle vivant, au moins le théâtre.
Alors le titre « Feu le père de Monsieur » doit vous rappeler quelque chose…

Mais oui ! Il s’agit bien d’une adaptation de la célèbre farce conjugale « Feu la mère de Madame » de George Feydeau jouée pour la première fois le 15 novembre 1908 à la Comédie-Royale.
Plus d’un siècle après, les 10 et 11 juin dernier, c’est au Café de la gare que cette œuvre s’est encore jouée et ça fonctionne toujours aussi bien grâce à une mise en scène très dynamique et pleine de surprises signée Odile Huleux.
Cette version remporte un vif succès depuis trois ans et elle vient d’ailleurs de recevoir 5 nominations au P'tits Molières 2019.
Le texte est scrupuleusement respecté à ceci près que Lucien devient Lucienne mais rentre toujours à quatre heure du matin du bal des Quatʼ Zʼarts et réveille toujours non pas Yvonne mais Yvon qui va lui faire une scène de ménage.

Sorti de son sommeil par la « maudite clochette » leur grincheux domestique (qui trouve qu’il fait un « maudit métier ») va assister à une succession de quiproquos et de retournements de situations.
C’est bien entendu au moment où tout le monde se recouche enfin qu’on sonne à la porte.
C’est Josette, « la nouvelle bonne à Papa », « qui est idiote, qui est bête, qui n’a rien dans la tête ».
Elle vient leur annoncer que le père de Monsieur est mort mais elle s’est trompée de palier…

Bertrand Skol, qui vient de rejoindre la troupe, donne à son personnage Yvon quelque chose de très touchant notamment lorsqu’il tente de s’affirmer face à sa femme Lucienne.
Cette dernière est jouée par Agnès Chamak qui apporte un humour tout à fait irrésistible habillée en Louise XIV.
Philippe d’Avilla qui se glisse dans la peau de leur domestique n’est vraiment pas en reste et semble parfois presque aussi stupide que la bonne du « pauvre Papa ».
Kim Koolenn incarnant ce dernier rôle est tout aussi comique que ses partenaires.

Les quatre comédiens s’en donnent donc à cœur joie et nous vous entendons d’ici vous dire « Mince, j’ai raté le coche !».

Rassurez-vous, ils seront au Festival Off d’Avignon en juillet au Théâtre des Brunes à 16h15 et nous ne serions pas étonnés qu’ils reviennent ensuite à Paris.
En tout cas c’est tout « le mal » que nous leur souhaitons !

Auteur : Georgette Feydeau
Mise en scène : Odile Huleux
Avec : Agnès Chamak, Bertrand Skol, Philippe D'Avilla, Kim Koolenn



22/06/2019


"Les filles aux mains jaunes'

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« Une guerre, même si personne n’en veut, elle éclate. Allez comprendre ! »


Le 2 août 1914 Raymond Poincaré décrète la mobilisation générale. Les hommes vont devoir partir faire la « sale guerre ».

Il faut pourtant bien que les usines continuent de tourner, notamment celles qui fabriquent des armements, alors on fait appel aux femmes.

Mais « Il faut avoir faim pour faire ce métier » car les conditions sont particulièrement difficiles. La règlementation du travail ayant été suspendue il n’y a pas de pause, pas d’hygiène et trop peu d’aération. Elles n’ont droit qu’à un verre de lait par jour et ne sont en congés qu’un dimanche par mois (quand elles ont de la chance).
C’est au début de l’année 1915, au sein d’une de ces fabriques qui produit des obus à la chaine avec de la poudre explosive (qui fait qu’on appelle les ouvrières « Les Filles aux mains jaunes ») que vont se rencontrer les quatre protagonistes :


Louise (alias Coquelicot) participe à des « réunions en sous-sol » et milite pour que les choses s’améliorent. C’est Pamela Ravassard (vue récemment au théâtre dans « Blanc » de Emmanuelle Marie ou encore « La Dame de Chez Maxim » de Georges Feydeau, au cinéma dans « Maryline » de Guillaume Galienne et au petit écran dans « Si Noël m'était conté » de Benoît d'Aubert ) qui se glisse dans la peau de ce personnage qui incarne le féminisme et la rébellion. Progressivement elle va convaincre ses amies de la suivre et de rejoindre le mouvement.

Julie c’est la plus coquine et la plus joyeuse.
Elle n’a qu’une seule envie : se marier. Mais elle veut épouser un homme, pas un souvenir…Peu à peu elle va faire preuve d’un véritable enthousiasme pour les revendications de Louise.
Dans ce rôle Anna Mihalcea (qui a notamment joué dans « Edmond » et « Roméo et Juliette » sous la direction d’Alexis Michalik) apporte beaucoup d’humour.


Jeanne, c’est la plus ancienne alors elle en a vu d’autre. Au départ elle se demande comment Louise peut vouloir déplacer des montagnes alors qu’elles ont déjà bien du mal à porter les obus. Elle trouve que « Le mal, si tu ne le regarde pas, il n’existe pas » mais elle finira par se rallier.
Brigitte Faure (elle a joué entre autres dans « Une diva à Sarcelles » et « Le bal » mis en scène par Virginie Lemoine ou « Coiffure et confidences » mis en scène par Dominique Guillo) donne à ce personnage un côté maternel, rassurant et protecteur.


Enfin, Rose qui est interprétée par Elisabeth Ventura (on a pu la voir récemment dans « Intramuros » d’Alexis Michalik ou « Les Vibrants » d'Aldo Asgharzadeh ) se montre plus discrète mais ne perd pas une miette des récits et argumentaires de Louise.
Elle appliquera notamment un précieux conseil que l’on peut suivre partout et tout le temps : « N’attend pas que quelqu’un parle. Prend la parole et raconte ! »


Et raconter l’histoire écrite par Michel Bellier, ces quatre comédiennes le font magnifiquement avec une mise en scène sobre mais terriblement efficace de Johanna Boyé (assistée de Lucia Passaniti).
Ce récit, c’est la vie de certaines de nos grand-mères ou de nos arrières grand-mères et à l’heure où on ne cesse de parler de parité ou d’égalité homme/femme, il ne peut que nous toucher.


Après une avant-première le 3 juin dernier au théâtre Michel, elles seront à Avignon du 5 au 28 juillet (relâche le 22) au Théâtre Actuel à 12h05.
Il y a fort à parier que ce n’est encore que le début de l’aventure mais « Une brique, une brique, c’est comme ça qu’on bâtit le monde » n’est-ce pas ?


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Avec : Brigitte Faure, Anna Mihalcea, Pamela Ravassard et Elisabeth Ventura

Mise en scène : Johanna Boyé assistée de Lucia Passaniti

Scénographie : Olivier Prost

Lumières : Cyril Manetta

Costumes : Marion Rebmann

Univers sonore : Mehdi Bourayou

PRODUCTION

Atelier Théâtre Actuel, ZD Productions, Sésam’ Prod, La Compagnie des Sans Chapiteau Fixe, Hyperactif Productions
Attaché de presse : Jean Philippe Rigaud



09/06/2019